Publié par : Figo | septembre 21, 2017

J 148 – Mi 2462 – Hello Bavaria


Vendredi 08/09/2017 – Leavenworth
23 miles

Départ 6h30.

Aujourd’hui la fumée à été remplacée en grosse partie par de la brume, qui ne se dissipera qu’en fin d’après-midi. Résultat, les paysages ne sont pas plus visibles que les jours précédents.

Ici les marmottes ont une robe bizzare. La tête noire, le corps blanc et le postérieur doré. Elles ne sifflent pas. J’ai l’impression qu’elles profitent du fait qu’un autre animal, une sorte de marmotte miniature, mélange entre souris et cochon d’inde, sonne l’alarme à l’approche d’un inconnu.

Sur le chemin je rencontre Steve, qui fait une toute petite section. Il a son pickup à Steven Pass, et me propose de me déposer à Leavenworth. Ride facile! Dommage que Sante et Masa ne soient pas là.

Il me dépose au camping KOA, qui se trouve à l’autre bout de la ville. On traverse donc Leavenworth, qui est une ville un peu Disney Land, déguisée en ville bavaroise. C’est bien foutu, même les chaînes comme MacDo jouent le jeu. On a l’impression d’être en Allemagne.

Par contre au KOA, j’ai la mauvaise surprise d’un tarif aberrant pour planter sa tente. 40$ pour une personne. Bon si on est 4, c’est 50$, c’est plus accessible. J’attend donc 2h que les autres arrivent. Masa arrive le premier suivi de, surprise, Shige. Pas de nouvelle de Sante. On s’installe, et on prend la dernière navette pour aller en ville. Oui, ca faut bien que ce prix exorbitant finance quelque chose.

En route, Sante me contacte pour me dire qu’ils sont au Safeway avec Rabbit. Cool, on sera 5. Encore moins cher ! En ville les restaurants mettent les saucisses et les bière allemandes à l’honneur. Je rêve d’un schnitzel, mais finalement on se rabat sur un ‘Sausage Garten’. C’est pas donné, mais bon, c’est rigolo.

21h, on rentre, on passe au Safeway pour acheter un dessert et le petit déjeuner. Masa, Shige et moi, on craque tous et chacun achète une boîte énorme de viennoiseries; croissants, pains au chocolat et cinnamon rolls. J’achète en plus des céréales, du lait. Bref je craque.

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Publié par : Figo | septembre 21, 2017

J 147 – Mi 2439 – Pas mieux


Jeudi 07/09/2017
28 miles

Départ 6h30.

Comme hier, toute la journée se déroulera dans la fumée. C’est con le sentier est sympa, et les vues ont l’air intéressantes. On peut parfois distinguer la silhouette des montagnes qui nous entourent, mais on n’aura malheureusement pas mieux.

Dans ces conditions la lumière du soleil est bien particulière. On a une sorte de lumière de fin d’après midi, mais dure toute la journée. C’est assez sympa d’avoir cette lumière chaude lorsqu’on marche dans la forêt. C’est moins violent que la lumière en plein jour par ciel bleu. Les ombres sont adoucies, les tâches de lumière rougeoillantes.

Les chipmunks eux n’ont pas l’air de s’en faire. Il continuent de prendre le soleil debout sur les rochers comme si de rien n’était. Pour ma part je ne me laisse pas abattre non plus et je me prépare une tortilla peanut butter et myrtilles pour mon dessert ce midi. Je me répète, mais c’est vraiment agréable de pouvoir manger des choses directement fournies par la nature nous environnant.

Le soir, après une longue journée de montées et descentes, je me pose au camp juste avant la nuit, avec Masa, le japonais. Pas de Sante en vue.

Publié par : Figo | septembre 21, 2017

J 146 – Mi 2411 – Invisibles paysages


Mercredi 06/09/2017 – Lemah Creek
20 miles

Départ 9h.

Hier j’ai rencontré Sophie (Kimbi). C’est elle qui s’est fait helitroyer avec Gérard dans l’Oregon. Je lui ai demandé si elle avait des nouvelles quant à la facture. Pour l’instant pas de facture en vue. Gérard est reparti en France, et on ne lui a rien demandé à l’aéroport. L’équipe de sauvetage a peut être laissé couler. Elle me raconte aussi qu’elle a marché pendant 1 mois avec la Japonaise, Tree, qui s’est noyée dans la Sierra. Ils marchaient à trois, avec un autre gars. À un moment, Sophie est sortie du groupe, et les deux ont continué de marcher ensemble. Quelques jours seulement avant l’accident, la fille et le gars ce sont séparés, en plein milieu de la Sierra. Un accident se joue vraiment à pas grand chose… Sophie me raconte qu’elle a appris la mauvaise nouvelle assez tard. Et quelle a du traverser cette fameuse riviere. Ca n’a pas été facile psychologiquement.

Toujours pas de paysage. Toujours noyé dans la fumée. C’est dommage, alors qu’on entre dans Alpine Lakes Wilderness… Le sentier passe à flanc de montagne, avec des vues dégagées qui auraient probablement été splendides. On traverse de nombreux pierriers, je regrette un peu mes boots. Le sentier est néanmoins sympathique, parfois creusé dans la roche, avec des passages assez vertigineux par endroit. Enfin, on l’imagine, le vide, vu qu’on ne voit rien. Marcher dans la fumée c’est un peu comme marcher dans un nuage qui ne se lève pas de la journée. C’est frustrant.

On arrive assez tard au camp, 19h. A peine eu le temps de lancer la cuisson du dîner qu’il fait déjà nuit. Ce sera de pire en pire durant les prochains jours. Il faudra absolument arriver au camp avant 18h si on souhaite en profiter un peu.

Publié par : Figo | septembre 6, 2017

J 145 – Mi 2391 – La bulle grossit de jours en jours

Mardi 05/09/2017 – Snoqualmie Pass
17 miles

Départ 6h30.

Ce matin la tente et les affaires sont recouverts de cendres. Ca doit brûler pas loin, et le vent doit pousser dans notre direction.

Pour le petit déjeuner, je m’arrête à un lac, et prend mon bain habituel. Le lac est couvert de cendres et d’épines de pin. Les arbres perdent leurs épines à cause de la sécheresse actuelle en Washington. Encore un nouveau record, 80j sans pluie. Généralement à cette période on est sensé marcher sous la pluie, au moins de temps en temps.

On arrive à Snoqualmie Pass, et on commande à manger au réputé Food Truck. Pour l’instant on est pas énormément de hikers, un peu plus d’une dizaine. Mais petit à petit de plus en plus de hikers arrivent. On apprend que la partie qu’on vient de faire vient de fermer aussi. Tout monde saute désormais de White Pass ou Chinook Pass à Snoqualmie Pass. La bulle grossit, on est rapidement une bonne cinquantaine de hikers sur place. Probablement plus. Trouver un coin pour camper va devenir compliqué durant les prochains jours, car tout ce groupe va avancer plus ou moins au même rythme.

On apprend aussi que Cascade Locks a été évacuée en partie. Et 150 hikers ont du être évacués du trail à proximité, pris entre deux feux. J’ai été chanceux d’avoir pu zigzager entre les différentes fermetures sans faire des bonds aussi grands. C’est un peu fou tout les feux qui arrivent en ce moment. Année de toutes les exceptions.

Pour en rajouter un peu, on entend parler de probables fermetures plus au nord. Ca ne va jamais finir ! Et puis cette fumées stagnante qui nous gâche complètement le paysage, supposé être un des moments phares du PCT. Dur.

En discutant avec Marshmallow, un hiker avec qui j’étais pris en stop jusqu’à Government Pass, j’apprends qu’il a eu un accident de jeep. Il a été pris en stop par deux gars bien saouls qui lui ont proposé de faire en tour de tout terrain. Il a accepté, et 1h plus tard il se sont pris un arbre. Il me montre les photos; c’est exactement les gars que j’ai vu quand je rejoignais le trail, et qui galéraient sur la route un peu compliquée, et où je me demandais s’ils n’étaient pas un peu saouls en les voyant conduire. La boucle est bouclée. Moi, ils ne m’ont pas proposé un tour. Tant mieux.

Je vais chercher un colis à la Station Service Chevron. La dame me dit, « Va te le chercher toi même dans la remise ». Elle est sacrément confiante, je pourrais prendre le colis de n’importe qui. Même pas une petite vérification d’ID comme à la poste.

Masa et Sante prennent une chambre à l’hôtel du coin. Je suis pas super chaud, j’en ai pas besoin, mais bon, si je les abandonne on pourra pas continuer notre tournoi d’échecs. Je me résigne à dormir dans un vrai lit, ou à terre car partager un lit avec un autre hiker c’est pas trop mon truc. Bref je paye la douche, le wifi qui déconne, la clim qui ne marche pas et la télé qu’on allume pas.

Publié par : Figo | septembre 6, 2017

J 143 – Mi 2374 – Le tournoi


Lundi 04/08/2017
25 miles

Départ 6h30.

Rien de particulier à déclarer aujourd’hui. De la forêt, une odeur constante de cheminée, une vue en permanence obstruée par la fumée, et parfois des myrtilles au bord du chemin. On est pas prêt d’admirer les paysages magnifiques qui font du Washington un des passages préférés du sentier.

Avec Masa et Sante on lance un tournois d’échecs. La première partie a été Masa contre Sante, et Sante a enfin sa première victoire. On s’occupe comme on peut sur le PCT…

Publié par : Figo | septembre 6, 2017

J 142 – Mi 2349 – Adieux la solitude espérée


Dimanche 03/09/2017
8 miles

Départ 6h30.

Je dois rejoindre Chinook Pass avant 8h. Hier en discutant avec Coma, un hiker de 50 ans, il me dit que son cousin passera le chercher pour le déposer à la réouverture du sentier. Il me dit que s’il reste de la place, je suis le bienvenu.

Sur le chemin, je trouve un nouveau bolet. La couleur du chapeau est un peu bizzare, je ne le garde pas car j’ai la flemme de le ranger dans mon sac. J’arrive à Chinook Pass. On est 9 hikers à attendre. Arrive le cousin et son pick-up, coffre couvert. Je me dis qu’on ne va jamais tous rentrer. Et bein si. On entasse tous les sacs et quatre hikers à l’arrière, dont moi, et 5 autres à l’avant. On est un peu contorsionnés, mais ca passe. La route est assez longue, et j’ai des crampes qui arrivent à force d’être dans la même position. Mais on va pas se plaindre, d’autant plus que le hitch est réputé difficile d’ici. Il y a quelques jours, des hikers ont du rebrousser chemin faute d’avoir un ride. Un faux trail angel est passé les chercher, il leur a demandé 250$! Ils ont bien-sûr refusé.

Bref, je me retrouve 25 miles plus loin sur le sentier. Encore de l’avance en trop. Je vais me poser quelque part et zoner, pour tuer le temps et espérer que Sante me rattrape pour faire une nouvelle partie d’échecs.

Après 2 repas, deux siestes, et quelques personnes qui passent devant moi, Massa et Sante arrivent. Je marche avec eux jusqu’au camp, 4 miles plus loin. Une fois de plus, on se retrouve dans une bulle de hikers, le camp (seul source avant 12 miles) est pris d’assaut. C’est dommage, je pensais que le Washington serait un havre de paix et de solitude, la majorité des gens ayant abandonné, mais les événements ont fait que tous les hikers restant se marchent dessus sur les derniers miles.

Publié par : Figo | septembre 6, 2017

J 141 – Mi 2318 – Premier champignon


Samedi 02/09/2017 – Dewey Lake
23 miles

Départ 7h. Je me suis réveillé tard aujourd’hui, mais ca m’a permis de rattraper ma mauvaise nuit de la veille.

Pas de Sante en vue ce matin, je ne sais pas s’il est devant ou derrière moi. Je ne croise pas grand monde de toute la matinée. Par contre je trouve un magnifique bolet. Il sera parfait pour mon dîner ce soir.

Je passe les 2300 miles. La fin se rapproche de jour en jour. C’est l’affaire de 2 semaines, durée d’une rando normale en France. Faut que je pense à en profiter un maximum, mais malgré tout le temps et la distance ont eu leur effet sur la motivation: j’écoute de plus en plus de podcasts pour m’occuper l’esprit, en forêt du moins.

Pendant mon petit déjeuner, je m’amuse avec ce que j’appelle les pigeons de Washington, une espèce d’oiseaux qui se baladent en bande de 6-7 spécimens, et qui n’hésitent pas à se rapprocher des hommes pour leur chiper à manger. On fait ce qu’on peut pour s’occuper quand on est seul…

A l’heure du déjeuner, le sentier sort un peu de la forêt et part en flanc de montagne. La vue se dégage, et laisse apparaître le Mt Rainier, relativement proche. J’en profite donc pour m’arrêter manger et profiter de la vue.

En fin d’après midi on peut voir au loin, mais pas si loin, le feu qui a causé la fermeture du sentier. Je peux voir les flammes des arbres qui s’embrasent. La colonne de fumée est gigantesque. Y’a pas photo, ça brûle.

Le soir, je me pose au bord de Dewey Lake. Petite baignade puis cuisine. Je prépare mon unique champignon, mais déjà trop grand pour tenir sur le couvercle de popote qui me sert de support. Il faut un peu jongler pour cuisiner avec pour seul ustensile une popote et une cuillère, et un emballage de thon qui me sert à entreposer le champignon cuit pendant la cuisson du reste du repas. Mais ca le fait, je déguste un bon risotto aux champignons frais en regardant le lac.

Publié par : Figo | septembre 6, 2017

J 140 – Mi 2295 – Et que ça skippe


Vendredi 01/08/2017 – Deer Lake
3 miles

Lever 7h. J’ai pas bien dormi cette nuit. Entre la tonne de pizza et de coca ingurgités la veille, et le générateur de la caravane juste à côté de nos tentes, j’ai pas beaucoup fermé l’œil durant la nuit.

Je me lève, prend ma douche, fais ma lessive dans un minuscule lavabo, sans bouchon avec un robinet ultra économique: pas de débit et un flux de 5s max. Autant dire que c’est pas pratique pour laver ses affaires.

Je me prépare à aller faire mes courses, notamment prendre mon petit déjeuner, quand Sante me propose de me joindre au groupe de coréens. Ils sont quatre maintenant. Plus les trois japonais en ce moment en ville, l’Asie est bien représentée. Au menu du petit déjeuner coréen: du riz, des algues séchées, de la salade fermentée, des feuilles de je-sais-pas-quoi marinées et du poisson en conserve. Pour moi c’est un petit déjeuner hors normes, mais c’est vraiment pas mauvais. Vivement notre futur voyage en Corée (Claire ?).

En discutant avec le reste des hikers, j’apprend que la plupart vont skipper les 90 prochains miles. Le détour à cause du feu est plus que douteux, car les routes d’accès sont elles aussi fermées. Certains hikers sont apparemment restés coincés là-haut. Lorsque je lis les news officielles, ça n’a pas l’air si alarmiste, donc je reste sur ma position: marcher sur toutes les portions ouvertes, quitte à galérer pour enchaîner avec les détours.

Je zone pas mal le reste de la journée, je me balade un peu dans le marché au puces. Outre les babioles habituelles qu’on peut trouver en France, ici on trouve aussi des chargeurs d’arme à feu de toutes tailles, des holsters, des couteaux énormes, des peaux d’animaux, des caisses de rangement de l’armée, etc.

Pour le déjeuner, je me prend un Monster Burger. Entre ça et la pizza d’hier, j’ai la sensation d’abuser un peu. Et je me rend compte que c’est la première fois que je ne mange pas de fruit en ville. La honte.

Vers 15h je me décide à repartir sur le sentier. J’attend un bon moment avant d’être pris en stop, malgré le nombre de voitures qui passent. La dame est sympa et me dépose sur le sentier, alors qu’elle était sensée s’arrêter bien avant.

Je reprend ma marche. Le sac me paraît peser une tonne alors que je n’ai que 4j de bouffe. Je m’arrête pas bien loin, au bord d’un lac, et profite du soleil pour faire quelques brasses. Avoir un peu de rab en nombre de jours me permettra de faire des journées à la cool sur le sentier.

Publié par : Figo | septembre 1, 2017

J 139 – Mi 2292 – Le retour du feu


Jeudi 31/08/2017 – Packwood
18 miles

Départ 7h15. J’ai fais un faux départ ce matin. Je me suis réveillé tard, et sachant que la journée serait relativement courte j’ai pas cherché à me dépêcher.

Je prend mon petit déjeuner dans ma tente, comme c’est devenu l’habitude des dernières semaines. Je me trouve au dessus des nuages, avec toujours cette vue imprenable sur le Mt Adams éclairé par le lever de soleil cette fois. Petit à petit, les nuages montent en altitude, je me retrouve alors dans une belle purée de pois.

Je lève le camp, il fait frais et humide. Je croise Sante qui a campé pas bien loin. On marchera ensemble le reste de la journée. Le sentier passe sur quelque mile sur une belle arrête qu’on sillonne toujours dans les nuages. C’est dommage, la vue sur le Mt Rainier doit être excellente !

En fin de matinée, on redescend un peu plus bas que la crête, on passe sous le plafond nuageux, et on peut à nouveau admirer le paysage. Il y a encore énormément de neige dans le coin, il ne fondra probablement pas d’ici cet hiver.

On repasse dans une zone forestière. Je marche en tête, Sante quelques mètres derrière moi. Juste après un tournant, je tombe nez à nez avec une masse noire, en plein milieu du sentier. Elle tourne sa tête vers moi. C’est un ours. Encore ! Et bien plus gros que celui d’hier, et se trouve à moins de 10m de moi. À peine j’ai le temps de m’en rendre compte, qu’il a déjà pris la fuite. Sante a tout juste le temps d’entendre ses bruits de pas lourds mais sourds qui s’éloignent. C’est étonnant qu’on ours fasse moins de bruit qu’un daim lorsque ça court dans les bois.

Comme d’habitude, je n’ai pas eu le temps de dégainer mon appareil. La prochaine sera la bonne en espérant que l’ours soit aussi proche que cette fois.

On arrive à White Pass en début d’après-midi. Une section hikeuse nous propose de nous déposer à Packwood. Parfait ! On arrive en ‘ville’. C’est bondé. Une fois par an il y a une soirée de foire locale, et la ville accueille 8000 touristes pendant tout le week-end. Au RV Park, il ont l’air de nous faire une faveur en acceptant qu’on campe pour la musique somme de 10$, sur un bout de pelouse à 5m de la route principale.

On apprend qu’il y’a une nouvelle fermeture due au feu, entre Chinook Pass et Government Meadows. Ca veut dire marcher 30mi depuis White Pass, puis galérer, puis reprendre le sentier 25mi plus loin. C’est despérant, on pensait vraiment en avoir fini avec ces feux.

Pour se consoler, on va à la pizzeria du coin Sante et moi. On commande une large pour nous deux. On a parlé de cette pizza toute la journée. Mais c’est le drame. Cette pizza est vraiment médiocre. La quantité au profit de la qualité. Une pâte découverte d’une tonne d’ingrédients, tous aussi fades les uns que les autres. Je mange par principe, mais sans plaisir. La consolation est bien faible finalement.

Publié par : Figo | septembre 1, 2017

J 138 – Mi 2274 – Une vue, enfin!


Mercredi 30/08/2017 – Old Snowy Mountain
27 miles

Départ 6h30.

Une grosse partie de la matinée se déroule dans la forêt. Ca devient la routine. Mais heureusement des évènements viennent parfois briser cette routine pour nous garder motivé. Il commence à faire moins froid, donc je m’arrête pour enlever ma veste. Alors que je la range dans mon sac, j’entends un bruit bizzare derrière mon dos. Je me retourne, et je vois une forme brune glisser le long d’un arbre. En fait, c’est un ours qui est entrain de descendre de l’arbre la tête vers le bas, à toute vitesse, avant de se jeter dans les fourrés pour s’enfuir ! L’ours était pas bien grand, un ourson ou bien un jeune adolescents. Je jete un coup d’œil aux alentours, au cas où, pour vérifier que maman n’est pas dans les parages. Le pire c’est que 2h avant je m’imaginais justement voir un ours dans un arbre. Si c’est pas une coïncidence…

La forêt se dissipe petit à petit durant la journée, et en fin d’après midi on a enfin des passages en crête, dans la réserve de Goat Rocks. La vue se dégage, pas de fumée aujourd’hui. On peut admirer les sommets surplombant ces crêtes, et le Mt Adams au sud. Au nord c’est le Mt Rainier qui apparaît, tout aussi imposant que son confrère. Les paysages changent entre alpages et pierriers. Des chèvres, comme annoncé par le monsieur aux chèvres-mules, broutent juste après Cispus Pass, dans cette réserve qui porte bien son nom. Par contre, je ne vois pas le proprio des chèvres. C’est dommage, il avait dit qui ferait peut être un trail magic dégustation de fromage.

Je me pose en haut de la crête, avec une vue imprenable sur Mt Adams, Mt Rainier et toutes les vallées du coin. C’est cool de pouvoir camper avec une vue, à nouveau. Je campe seul cette nuit. C’est bon de retrouver un peu cette solitude que j’ai eu pendant un moment en Oregon.

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