Publié par : Figo | juin 7, 2017

J 52 – Mi 784 – Passage de Forester Pass


Lundi 05/06/2017 – Bubbs Creek
14 miles

Départ 5h30. Un peu de mal ce matin.

J’ai la tente toute givrée, elle pourrait tenir toute seule sans les arceaux. Les lacets de chaussures tiennent tout seuls aussi.

Après une série de snowpacks toujours aussi reloud, on arrive à un snowbridge à moitié fondu. On décide de le tenter. On le casse définitivement en passant, et on manque de tomber à l’eau. Une semaine avant ça passait nickel pour sûr !

Traversée d’une grande plaine enneigée, une plaine de snowbump (©Figo). Ce qui est bien, c’est qu’on peut tracer tout droit sans se poser de question. Ce qui est moins bien c’est que ça fait beaucoup de snowbump et c’est usant pour les genoux.

Second torrent à traverser. On trouve un snowbridge encore entier mais assez étroit. En plus de ça il est glacé. J’ai les microspikes, je passe en faisant attention de mettre le moins de poids possible sur le pont. Sante lui se pose moins de question, il y va direct sans microspikes. Ca loupe pas, il glisse direct se retrouve affalé sur le pont, qui ne casse pas, et lui ne glisse pas plus bas. On est passé vraiment pas loin de la catastrophe, s’il s’était retrouvé à l’eau, aucun moyen de remonter car les berges sont de neige et d’un mètre de haut.

Je lui demande de faire plus attention la prochaine fois.

On remonte toute la vallée, toute enneigée bien sûr, jusqu’à Forester Pass. Le col nous attend un peu plus haut, avec son corridor de neige vertigineux à traverser. Mais d’abord il faut se taper une centaine de mètres de pente raide et enneigée, pour finir sur le sentier rocailleux. Bien-sûr, on se prend pas la tête avec les zigzag, je trace tout droit puisque ça a l’air de passer. Et puis les microspikes ont pas l’air hyper fiables pour la marche de travers. Bref, après plusieurs pauses essoufflement, j’arrive au sentier. On monte jusqu’à la fameuse traversée. Un couloir de neige qui tombe à pic. Faut pas regarder en bas, on se concentre sur ses pieds et ca passe tout seul. Une fois arrivés au col un peu plus haut (presque 4000m de haut, point le plus élevé du PCT), on déclare que c’est l’heure du déjeuner. Ca tombe bien, il est midi.

Un chipmunk traîne près de nous, mais décide de ne pas se faire prendre par mon piège photographique diabolique: mon smartphone qui filme une noix de cajou. Tant pis.

On redescend de l’autre côté. Bonne nouvelle: pas de pente vertigineuse verglacée. De belles pentes où on posthole à foison, mais qui nous permettent de faire un peu de luge sur le cul de temps en temps. On tente d’ailleurs différents techniques: sur le matelas, sur le footprint, sac devant,… Le mieux reste quand même le cul.

Descente donc dans l’autre vallée, encore plus enneigée. Pas un spot dégagé, donc on décide de camper sur la neige, la rivière à côté et une vue imprenable sur les sommets environnants.

On arrive tôt donc ça nous permet de zoner un peu. Je note que le matelas Z-Lite est assez isolant pour ne pas faire fondre la neige quand on est assis dessus.

On mange, et le soleil se couche pendant le repas. La température chute super vite, ça pèle grave. Brossage de dents et au dodo fissa !

Publicités

Responses

  1. Bravo ! Un de fait, et pas des moindres 🙂 Finalement, tes sensations sont très proches de ce que j’ai vécu en 2016 sur ce col !


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :