Birmanie 2015

La Birmanie a souvent été mise sur le devant de la scène ces derniers temps suite à la libération de Aung San Suu Kyi, ainsi que la réouverture généralisée du pays au public. Nous cherchions un pays asiatique où aller avec Olivier et Sandrine, et c’est naturellement que notre choix s’est orienté vers ce pays, encore très peu touristique, mais promettant de très belles choses.

 

Jeudi 5 février

Je quitte le boulot vers 16h, je rejoins Claire à l’appart et on part pour CDG, où l’on retrouve Sandrine et Olivier. Ce seront nos compagnons pour ce voyage.

L’avion décolle vers 21h, et on arrive 12h plus tard à Hong Kong, où l’on doit poiroter 6h. Une fois la boutique à gadgets électroniques et le zara étudiés dans tous les détails, il nous reste plus qu’à aller coincher. On se pose quelque temps aux environs des portes internationales, plus confort, puis rejoignons notre porte, 2h avant. En jouant, on se dit qu’il serait bien qu’on vérifie une dernière fois si on se trouve à la bonne porte, et bien nous en a fait, car elle avait changé au dernier moment, et on avait pas entendu l’annonce!

Vol pour Rangoon sans encombre, on arrive à minuit, et la file d’attente à la douane avance trop doucement. On tente la file des locaux, qui avance bien plus vite, ça passe.

On essaie de retirer de l’argent au premier distributeur venu, et petite frayeur il nous propose que des retraits de 20.000 Ks (20€). Bon, le suivant nous permet d’en retirer 300!

Le chauffeur (remplaçant l’initial qui a – il paraît – des soucis familiaux) nous accueille pas très chaleureusement. Il nous amène à l’hôtel, on se couche vers 2h. Grosse journée, ko, mais du mal à s’endormir.

 

Samedi 7

On se donne rendez vous avec Sandrine et Oli à la pagode Sule. Pagode datant de 2 siècles après Budha, elle est maintenant perdue dans la ville moderne, faisant office à la fois de rond point et de kilomètre zéro des routes Birmanes. Triste destin.

Première visite d’une pagode donc; on se croiraient globalement en Inde sauf qu’ici c’est principalement Budha que l’on « prie ». Sinon, c’est tout pareil: on se déchausse, on (les étrangers) paye l’entrée, des gens sont assis un peu partout et se recueillent. Ambiance paisible.

Aller, on repart et rebelotte pour une pagode! Celle de Botataung, près du fleuve (qu’on verra que brièvement). Celle-ci est toute dorée à l’intérieur et garde une précieuse relique de Buddha, un de ses cheveux! Enfin il paraît…

Même topo que dans la pagode de Sule, sauf qu’ici il y a une marre à tortues! Forcément, on peut leur acheter de la nourriture pour les nourrir.

Le midi, on se pose dans un resto pas trop loin, infestés de français. Adresse routard oblige. On goute la salade au thé, pas mauvais! Sauf quand on tombe involontairement sur un piment. Entier.

Hop, taxi, il est 15h, direction la… Pagode Swedagon! Bon, là on joue vraiment dans la cour des grands, 4 entrées énormes aux 4 point cardinaux, des ascenseurs pour monter la colline, des toits dorés à perte de vue. La stupa principale est malheureusement en travaux, mais elle impose quand même. 100m de haut, 700 kg de tuiles d’or, sans parler du diamant et des centaines de pierres précieuses qu’on ne voit même pas, sur la pointe. On sait où passent tous les dons des gens.

Un guide nous explique quelques trucs, et on reste jusqu’à la tombée de la nuit.

On rentre à pied, on tente de passer par le lac mais il est déjà fermé (il fait nuit noire, c’est normal) et on galère à trouver un resto convenable. On se pose au final dans un BBQ, sorte de KFC aseptisé. Nuggets et frites pour tout le monde!

Shwedagon pagoda, Yangoon, Myanmar

 

Dimanche 8

On part de l’hôtel vers 9h. Direction le rocher d’or, et visite de quelques sites au passage.

Le chauffeur s’arrête quelque part pour changer les 500€ qu’on vient de lui filer. Un gars débarque à la fenêtre de la voiture avec un sac rempli de liasses de kyats. Faut dire, 500€ euros ca fait environ 690.000 kyats, un joli pactole, je me demande combien doit coûter un appartement dans le centre de Rangoon. Bref, on en profite pour échanger 100€ chacun, et on se retrouve donc avec des liasses de 100 coupures de 1000 Ks. Jamais eu autant de billets en ma possession! On prend le temps de tout compter, le « banquier » doit nous prendre pour des paranos.

Sur la route, vers Bago, on s’arrête d’abord à un site avec 4 bouddhas géants, de chaque côté d’un cube de 30m de haut au moins. Puis un site avec un bouddha couché. Et ensuite la pagode de Swemawdaw. La curiosité de celle-ci, enfin pour nous, c’est qu’elle propose des petits jeux style fête foraine pour donner son argent: petit manège de bateaux, bols qui apparaissent et disparaissent entre les vagues… Faut viser juste avec son billet; si on rate la cible, l’histoire ne dit pas si ça porte malheur.

Juste après on passe à la Snake Pagoda, qui comme son nom l’indique accueille un joli serpent de 5m de long (un python), réincarnation d’un vénérable du monastère. C’est impressionnant de voir un si gros serpent à l’air libre, mais le fait qu’il soit juste couché sur des coussins et objet de curiosité nuit un peu à son image de prédateur féroce.

Snake Temple, Bago, Myanmar

Sur la suite de la route, on passe par Pastèque Road, des stands de pastèque sur plusieurs kilomètres. Les champs sont juste à coté. Au passage, on traverse des villages typiques avec maisons sur pilotis, soit dans l’eau quand on passe à proximité d’un lac, soit sur terre quand il n’y a pas d’eau.

On arrive à Kinmon, on loge au Golden Sunrise, dans des bangalos bien sympathiques. En fin d’aprem, on se ballade dans les alentour de la « ville », la plupart des maisons typiques, faites de bambou, certaines de brique. L’argent et le nouveau confort arrive malheureusement pour nos yeux.

On fait une partie de badminton avec des enfants, on rencontre des gens qui parlent pas trop anglais, et on rentre à l’hôtel dans la nuit noire.

On mange au restaurant de l’hôtel, c’est pas mauvais.

 

Lundi 9

Mauvaise nuit, pas réussi à dormir.

On décolle à 7h, pour monter au rocher d’or à la fraîche. On monte dans un des trucks de transports, qui partent à la chaîne. On est entassés sur des banquettes rudimentaires, mais on a la chance d’être sur les bords pour mieux apprécier la conduite du chauffeur. Il fonce à toute allure sur une route qui leur est dédiée, frôle la jungle et les autres trucks. On fait plusieurs pauses, on ne comprend pas très bien pourquoi. Surement pour réguler la circulation.

Arrivés en haut, on profite d’une belle vue sur les vallées environnantes. Et on le voit enfin: le fameux rocher d’or. En fait, on s’attendait à beaucoup de monde tout autour, mais ce n’est pas le cas, tout au plus 10 personnes entrain d’y mettre une feuille, et quelques curieux/dévots tout autour.

Avec Oli (les filles n’ont pas le droit) on se prête au jeu, et allons y coller nos propres feuilles. C’est pas si évident, et le travail est facilement bâclé dès qu’il y a du vent. Un enfant au même endroit a de l’or plein les cheveux, les miettes qui tombant directement dessus.

On rejoint les filles, et on entame une série de photos avec des moines, des gens, un groupes de vielles. La pogo fait son petit effet.

Golden Rock, Myanmar

Avec Oli on va explorer la mini ville derrière en contre bas de l’esplanade principale. Quelques stands vendent des remèdes miracle, des peaux de serpent, des têtes de tapir séchées et d’autres choses difficilement identifiables.

On profite encore un peu du coin, passons par la rue des restos où des rabatteuses font un boucan énorme, puis on se pose sur une terrasse vide avec vue magnifique sur les environs.

La redescente est plus compliquée, pas mal de monde attend aux « quais », petites plateformes métalliques où l’on monte avec un escalier, et dès qu’un camion arrive et choisit au hasard une plateforme, c’est la cohue. On en laisse passer plusieurs, faute de pouvoir monter, et au bout de 45min on y parvient enfin. Bon, le camion est plein, on est serrés comme des sardines, mais on patiente quand même 20min sur place.

La descente sera plus tranquille que la montée, ils doivent pas prendre de risque avec les freins. On arrive tard en bas, Soe (notre chauffeur) nous attend et nous fait comprendre qu’on doit manger fissa – on à de la route à faire.

Pour se rendre à Tangoo, on emprunte la nouvelle autoroute. Il n’y a pas un chat, à part quelque pickup en ayant les moyens. On traverse des cultures, des rizières et de la brousse à perte de vue, tout le monde roupille à l’arrière, le soleil se couche.

Arrivé à l’hôtel (le Myanmar Beauty) de la musique techno gueule à proximité. Ça durera toute la nuit, pour la joie de nos oreilles (heureusement, avec un cacheton et des boules quies ca passe assez bien). Le matin, on apprendra de notre chauffeur – qui n’a pas bien dormi non plus – que c’est probablement un mariage.

 

Fait birman: il y a différentes catégories de moines. La plupart de ceux qu’on croise ont l’air assez ouverts au monde moderne: ils ont des smart phone dernier cris et se font faire des selfie dès qu’ils sont sur un haut lieu de culte.

 

Mardi 10

On fait route toute la journée vers Bagan.

L’hôtel est pas mal, assez cher (62$ la nuit), avec piscine qu’on utilisera surement pas.

On se ballade jusqu’à la tombée de la nuit dans les ruelles alentour, des petits groupes jouent au Chinlon à tous les coins de rue. On se pause au Bibo un peu par hasard: les deux cocktail en happy hour pour 1500 Ks, ça ne se refuse pas! La suite du repas, et l’accueil des serveurs confirmeront que c’est une bonne adresse.

 

Fait birman: très régulièrement en ville ou dans les villages, on trouve des jarres en terre cuite, assorties d’un gobelet en inox, contenant de l’eau pour les passants ayant une petite soif. Probablement destinées de préférence aux moines qui parcourent la ville toute la matinée pour recevoir les dons.

 

Mercredi 11

Journée eBike.

Ballades au gré du vent dans tous Bagan, visite de plusieurs temples et pagodes.

On en profite pour repérer une pagode pas trop touristique pour le coucher de soleil.

On a l’air de pépés avec nos mobylettes electriques, mais en fait c’est assez fun de se prendre au jeu, de klaxonner dès qu’on dépasse quelqu’un. On s’amuse à mettre nos clignotants (sonores) quand on tourne, chose que personne ne fait ici. Claire se prend une petite gamelle en passant dans du sable un peu mou, mais remonte sur son destrier et on passera pas de multiples pistes par la suite.

Des pagodes à perte de vue, comme on l’imaginait. On peut monter sur certaines.

Bagan, Myanmar

Retour hôtel pour 15min de piscine, récupération de trépied, puis retour sur la pagode repérée pour le coucher de soleil; ambience assez mystique avec les pagodes en contre jour.

Au milieu de la vallée trône la tour d’observation, qui fait penser à la tour crayon de Lyon. Ils auraient pu faire un effort (supplémentaire) pour une intégration plus réussie!

Repas au Black Bamboo, pas mauvais, mais purement touristique et plus cher que notre moyenne.

 

Fait birman: contrairement à l’Inde, les femmes ici ont l’air beaucoup plus autonome et ouvertes. Elles tiennent les échoppes, les stands, ont l’air de partager les mêmes tâches que les hommes.

 

Jeudi 12

On se lève pour 5h30. Note chauffeur nous attend depuis 4h45 car il a reçu trop tard (après qu’on se soit mis d’accord) notre sms demandant si c’est possible pour cette heure. Il est patient!

Direction une pagode pas très touristique, dans le sud de la vallée, sur le chemin des montgolfières.

On est seuls sur la pagode, belle vue sur les environs, il nous fait attendre environ 1h pour voir le soleil pointer le bout de son nez. Le ciel est malheureusement voilé là où se lève le soleil. Le temps qu’il dépasse les nuages, les ballons sont au dessus de nous, ambiance féerique, bruits de brûleurs, ballons qui passent à 20m au dessus de nous.

Retour hôtel, petit dej à la cool, puis direction le marché au volant de nos bien aimés eBikes! Le marché est sympathique, mais les vendeurs de sont habitués aux cars de touristes, et soit nous annoncent des prix pour pigeon, soit leur amicalité de reflète pas celle des birmans en général.

On fait quelque achats pour le picnic du midi, et on décolle pour visiter d’autres temples et pagodes.

On croise un vendeur de peintures qui nous donne quelques explications sur une pagode, il est sympa, on lui acheté deux toiles. Il est content, on est ses premiers clients de la journée. On rigole avec lui, ça fait plaisir.

On visite d’autres pagodes, un magasin/atelier de laque aux prix disuasifs.

A midi, on picnique sur le parvis d’une pagode, comme les locaux. Puis balade en bateau pour le couché de soleil. 10.000 Ks pour le tour, pas cher. Apparemment, le capitaine et sa femme vivent sur le bateau (une grosse barque) car pendant la balade la femme faisait sa lessive, la popote, etc…

On mange dans un restau indien vraiment bof (le poulet tika masala ressemblait plutôt à du porc), puis on va se poser dans un bar pour locaux. On s’attendait à boire une biere, mais ils ne servent que du soft. D’ailleurs, ils (que des hommes) boivent tous du thé, et sont tous complètement hypnotisés par un « feux de l’amour » birman. Certains sont curieux (on joue à la Coinche) mais n’osent pas se joindre à nous malgré nos multiples propositions. Un des gars ressemble étrangement à un Nico birman, même posture, même coupe de cheveux, même mimiques.

 

Fait birman: ici, tout le monde porte le longhi: hommes, femmes, moines, enfants. Ils n’y a que dans les villes qu’on rencontre quelque jeans et pantalons. En fait, c’est assez pratique: c’est aéré, et ca se transforme assez facilement en short (type culotte de sumo) pour jouer au Chinlon.

 

Vendredi 13

Visite du Mont Popa: temple perché sur un python rocheux, au quel on accède via des escaliers couverts, envahis par les macaques chapardeurs de fraises. Belle vue sur la vallée, mais des demandes de don tous les 20m.

J’achète de d’encens, le prix juste est 500 Ks pour un gros paquet (alors sur plus haut on m’en demandais 1000 pour un petit).

Route pour Mandalay, RAS.

Arrivée à l’hôtel: le Mega Star, tenu par un fils de riche (ou d’officiel), grand gamin: joue avec ses lapin dans la cour, et son quadcopter tout juste acheté à Bangkok.

Petite balade dans la « campagne » alentour, beaucoup d’éleveur de vaches.

Restau: le Good Time, très bonne surprise, brochettes cuite au barbecue, super bonnes.

 

Samedi 14

Visites sur l’île de l’ancienne capitale Inwa, dont le site le plus intéressant est sûrement le monastère en teck. Ambiance sombre, exactement comme on l’attend, avec de belles surprises comme la classe tenue par un moine au sein même du monastère, ou un chat qui de réchauffe à la lumière d’une porte.

Suite des visites: une pagode, un autre temple, et une tour de guet penchée, dans l’enceinte de l’ancien palais.

Le midi, on mange dans un petit restau birman le long de la route, ils nous apportent des plats à n’en plus finir, la table et pleine, et nous n’en mangerons pas le quart. Faut dire, déjà on n’a pas vraiment faim, et en plus c’est pas spécialement excellent. C’est met quand même mal à l’aise de voir toute cette nourriture gâchée, sinon remise directement dans les marmites en cuisine.

Inwa monastery, pagoda, and temples, Myanmar

Visite de deux pagodes à Sagaing, dont une qui n’est qu’un gigantesque dôme doré, dénué de sa flèche caractéristique de toutes les autres stupas, puis visite du pont en teck le plus long du monde. Claire a le vertige (on voit un peu à travers les lattes, et il n’y a pas de rambarde), donc on n’en traverse qu’un petit bout.

 

Fait birman: à la saint Valentin, on peut croiser de nombreux couples qui pour l’occasion s’habillent tout pareil (ou du moins le haut). Ça doit être le moyen de montrer qu’ils sont en couple.

 

Dimanche 15

Montée de Mandalay Hill. Malgré l’atmosphère assez chargée, on a une vue sur une partie du nord de la ville, dont le golf et la prison. On voit aussi un bout de l’enceinte du palais royal, qui fait vaguement penser à central parc.

Visite du palais royal, reconstitution du palais qui a brûlé pendant la seconde guerre mondiale. Ça avait l’air sympa!

Visite de la maison du Roi [?], tout en teck, de très belle facture.

Visite d’un magasin de pierres précieuses. On n’achète que des bricoles.

Visite d’un atelier de feuille d’or, le rythme des marteaux est enivrant.

Enfin, traversée de la rivière, seuls sur une embarcation d’au moins 20 personnes. Visite de la pagode inachevée de Mingun, ayant du être la plus grande de Birmanie, puis de la plus grosse cloche du monde (90t).

20150215-DSC_3903

On mange à nouveau au Good Time, les brochettes sont toujours aussi bonnes. Puis on discute avec John, le boss de l’hôtel. On aurait pu croire que c’est un grand gamin, fils de général, mais en fait c’est un business man fils d’un paysan ayant réussi à lancer une affaire. Il est maintenant propriétaire d’une usine de poudre de toffu, d’une usine d’huile d’arachide, et de cet hôtel. On discute un peu politique, et avenir du pays. Les birmans misent beaucoup sur une arrivée au pouvoir d’Aung San Su Ki pour faire bouger les choses.

 

Fait birman: à la tombée de la nuit, l’atmosphère se charge en fumée. Les gens brûlent leur déchets directement dans la rue, principalement des déchets végétaux vue l’odeur de la fumée.

 

Lundi 16

Trajet vers Kalaw.

Sur la route, on s’arrête à un autre Snake Temple. Cette fois, 3 pythons dorment enroulés au pied de bouddha. Et cette fois, on peut les caresser. C’est pas la première fois pour moi, mais c’est toujours étonnant de sentir cette texture lisse et douce à la fois. Les filles n’osent pas, on lui offre 50 Ks pour la caresse.

Arrivés à Kalaw, on sent tout de suite la fraîcheur de l’altitude. C’est beaucoup plus calme aussi, pas grand monde dans les rues, qui par ailleurs montre que cette ville semble assez riche (de jolies maisons un peu partout) et un marché beaucoup moins effervescent que dans d’autres villes.

L’hôtel (Nature Land Hôtel) est certes légèrement excentré, mais vraiment sympa (jolis et grands bungalows dans un beau jardin) et pas cher.

Attention, la nuit tombée, il fait pas chaud!

 

Mardi 17

Premier jour de trek, qui durera 2,5 jours, de Kalaw au lac Inle.

On marche avec deux guides (un de 30 ans, l’autre un peu plus jeune, qui apprend le métier) et un cuisto qui nous rejoins à chaque étape.

Les paysages que l’on traverse sont ceux de petite montagne, assez aride, voir très aride, et quelques passage plus humides où la végétation est limite tropicale.

Le midi, on fait une pause déjeuner avec point de vue dans un endroit prévu pour les touristes. Mais au niveau de la nourriture, on est pas en reste: délicieux chapatis agrémenté d’une purée de papaye et de salade d’avocat. Excellent!

On continue la marche, on traverse un village qui a l’air très pauvre, les gamins sont habillés d’habits déchirés et certains ne sentent pas spécialement bon. On distribue quelques fruits, et des pogos qui font leur effet.

Fin de la journée, on fait une partie du trajet sur une voie de chemin de fer; pour l’aspect bucolique, on peut faire mieux: marcher sur des rails c’est pas spécialement super, mais en plus ils sont jonchés d’ordures jetées par les passagers irrespectueux.

Trek to Inle Lake, Myanmar

Arrivés au village à la tombée de la nuit, on se rend compte qu’on est logé dans une maison simple d’une petite famille. On côtoie le grand père, la fille, et les petits enfants. Ils cultivent du gingembre, le rez de chaussée de la maison en est plein. On dort juste au dessus, dans la pièce principale de la maison, faite principalement de bamboo.

La douche, comme dans toutes les maisons rurales du pays, se résume à une bassine d’eau dans la cour de la maison. Comment se laver en intimité reste un mystère.

La cuisine de trouve dans une petite cabane séparée, où le cuisto nous prépare un petit repas sympa et toujours aussi copieux. On s’étonne que la cuisine n’est pas ventilée au niveau du toit; du coup c’est dans un aquarium de fumée qu’on prend quelques photos, et une pogo dont l’ancien est fan. À l’heure du coucher, on se rend compte que c’est toute la maison qui est enfumée (le bamboo tressé laisse tout passer), et c’est dans la fumée qu’on s’endormira, avec difficulté vu la température et les couvertures fournies.

 

Mercredi 18

La nuit a été fraîche, on a pas super bien dormi. On a mal à la gorge, fumée ou froid, probablement les deux sont en cause. Heureusement le petit dej est au niveau du dîner, et nous requinque.

C’est reparti pour une journée de marche. On traverse des rizières asséchées, des plantations de piment, on croise un buffle albinos, et on finit dans un village un peu plus gros que le premier. Là pour le coup, la maison qui nous accueille est un peu plus grande, plusieurs groupes y logent, mais nous mangerons et dormirons séparément des autres groupes, probablement car ils viennent avec une autre agence. À la nuit tombée, c’est encore l’enfumade généralisée, vraiment pas sympa pour la gorge et les poumons. En plus, notre chambre est juste au dessus de la cuisine; on se croirait dans un fumoir.

 

Vendredi 19

Le matin, même topo, le village est complètement enfumé.

Vue les nuits froides et enfumés, on s’est pas bien reposés, et la dernière étape est difficile pour tout le monde.

On traverse des paysages toujours arides, de terre rouge, il fait une chaleur torride et on finit au lac. Une pirogue nous attend, on traverse des villages sur pilotis, l’air frais du lac nous fait du bien.

Ici, tout se fait sur le lac, notamment les diverses cultures (tomates, courges, …) qui sont traversées par des petits canaux d’où les paysans cueillent les légumes directement depuis leur pirogue.

On arrive au Inle Resort, hôtel assez classe, chambre confortable, calme, avec vue sur un petit étang.

On se fait le coucher de soleil sur la terrasse qui donne sur le lac. Sympa. Il reste plus qu’à remplacer les moteurs de pirogue par des moteurs électriques, et ce serait parfait.

 

Samedi 20

Ballade en pirogue toute la journée.

On croise divers méthodes de pêche: au harpon, à la nasse, au filet, et d’autres qui sont payés à ramasser les algues qui pullulent au fond du lac.

On se faufile dans les « ruelles » des villages, on visite divers ateliers artisanaux: orfèvre, tisseur (de soir de lotus), forgerons, ébénistes (à pirogues).

Inle Lake, Myanmar

Journée sympatique.

 

Dimanche 21

Grosse journée de route, retour à la case départ: Yangoon.

Yangoon, Myanmar

 

Lundi 22

Soe nous dépose à l’avion. Il aura pu paraitre un peu bourru le premier jour, mais finalement c’est un bon gars.

 

Conclusion

Les Birmans

Ils paraissent fermés, mais en fait sont pudiques et très humbles.

Le chien moyen

En Birmanie, comme dans d’autres pays d’Asie, on voit partout ce qu’on a finalement appelé le « chien moyen ». Ce chien, il est pas très petit, pas très grand, pas blanc, pas noir (plutôt blond en fait), à la queue pas très courte, pas très longue, et les oreilles pointues mais pas trop. Bref, il est moyen, et à le gros avantage de pas être con comme certains chiens chez nous: on risque pas de de faire niaquer le mollet en se baladant dans la rue.

Le voyage

A faire, tout simplement…

 

 

Les chiffres

1700 photos non triées

Budget: 1700€

 

Les photos

Pouvoir une sélection des meilleurs photos, ça se passe par ici.

 

La carte

Publicités

2 commentaires sur “Birmanie 2015

Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :