Pérou, Juin 2014

Cette, année Claire et moi testons le voyage organisé par le CE. Jusqu’à présent, nous sommes toujours partis par nous même, avec plus ou moins de confort, chauffeur ou location de voiture. C’est donc une première de partir en mode “tout organisé”, et nous partons avec une certaines appréhension.

 

Vendredi 6

Départ de Roissy à 13, 12h de vol, arrivée 19h heure locale à lima.

On arrive bien décalqué à l’hôtel (Britania), classe, et recevons une chambre surclassée par une suite, grande avec douche italienne et jacuzzi. Malheureusement, on est trop KO pour en profiter.

Samedi 7

Petite nuit. Visite du centre de Lima, grosse mégalopole de 12M habitants, 70km x 10km. Ville relativement sans intérêt, centre en rénovation, 80% des bâtiments a l’abandon. Le ciel est couvert, c’est par pour rien qu’on appelle la capitale Lima la Grise.

Midi, changement de programme pour un resto en bord de mer supposé classe, chef qui goutte tous les plats du buffet, accompagné d’un porteur de cuillers…pour au final manger une paella médiocre et trop salée, ainsi qu’un dessert local du type jello, pas top. 3h de repas, paiements super longs, espérons que ce sera pas pareil à chaque repas.

Après midi, direction l’aéroport pour Arequipa. Grande ville aussi, mais centre beaucoup plus cosy. Bel hôtel aussi,  encore une chambre surclassée (Chambre Colonial), tout le monde est dégoûté 😉 mais pas de jacuzzi cette fois.

On mange dans un resto juste a coté, pas mauvais: salade de divers légumes en entrée, poulet et alpaga (pas degeux) en plat, et sorbet aux fruits locaux en dessert.

Dimanche 8

Bonne nuit réparatrice, bon petit dej, petite balade matinale avec d’autres du groupe avant la sortie officielle. Parade militaire sur la place d’arme, leur marche n’est pas super régulière, ça manque d’entraînement!

Retour à l’hôtel, et on part en bus pour visiter un petit quartier de la ville, sans intérêt énorme. Églises de style baroque métissé (construite par les locaux et donc décorée avec des symboles locaux – puma, fruits, plantes). C’est la messe, donc on ne visite pas l’intérieur.

Arequipa, Perou

Arrêt photo à un belvédère, vue sur pitchu pitchu (grande montagne, ou plusieurs montagnes). Puis visite d’une partie du centre, aisin que le monastère, véritable petite ville aux murs très coloré, style Disneyland. Les maisons des religieuses étaient achetées par les parents, donc parfois très spacieuses.

Midi, repas correct (crêpe bretonne locale, et glace au lucuma). Visite d’un atelier de tonte-tissage de lama (pour touristes) puis visite libre du marché local: on fait le plein de céréales chelou, donc nos fameux poloulos qu’on avait découvert au Chili (ils ont un autre nom ici).

Photo coucher de soleil un extremis (se couche à 17h30), puis resto-spectacle. Service long (les cocktails arrivent au dessert), et cochon d’Inde au menu (j’avais une pâte entière, rien a manger, goût pas particulier).

Lundi 9

Nous prenons la route pour la vallée de Colca.

En route, nous passons le Col de Potapampa, 4900m, point culminant de notre voyage. Nous ne restons pas longtemps à cette altitude, mais on ressent bien son effet. Dès qu’on effectue un petit effort (monter les marche du car par exemple ou se relever après s’être accroupi pour une photo), la tête se met à tourner légerement on est vite essouflé.

Road to Chivay, Perou

Le long de la route, on peut observer des paysans procédant à la lyophilisation de pommes de terre, appelées chuños (blancs et noirs, selon procédé). Il se servent du différentiel de température entre le jour et la nuit pour les assécher, et marchent dessus pour faire sortir jusqu’à la dernière goûte d’eau. Un virage connu de la route porte même leur nom: El curbo del chuño (le virage de la patate lyophilisée)

Fait Péruvien: ici, on fait pousser des cactus sur les murs pour remplace le barbelée, au contraire du Chili où on fait des clôtures en cactus.

Nous arrivons au Colca Lodge, lodge de luxe à 200$ la nuit. Les cadre est idyllique, les chambres hyper confort (c’est dommage qu’on ne reste pas plus de temps pour en profiter). On va se poser une heure dans les bains thermaux naturel, et le soir je vais faire des photos de nuit pour profiter un peu plus de ce lieu.

Mardi 10

Lever 5h

On traverse la Vallée de Colca, son canyon et ses terrasses de culture.

Lors qu’on atteint la Croix du Condor, une bonne douzaine de condors sont au rendez-vous, alors que seulement une trentaine vivent dans la réserve. Il volent à seulement quelques metres de nous, et nous gratifient de beaux plans rapprochés.

La croix du condor, canyon de Colca, Perou

Nous repartons pour Chivay, toujours via le canyon de la Colca, parait-il le plus profond du monde, environ 4500m. Repas du midi à Chivay; à l’arrière du restaurant, il y a un clapier à cochons d’inde, les fameux cuy-cuy.

Route pour Puno, 6h de toute de prévues, dont la moitié où je suis pas bien, envie de vomir. Altitude ou repas indigeste, je no se. Route sur les haut-plateaux, c’est assez vert. En passant on s’arrête au lac « le ridicule » grand mais petit, super belle vue (du car, pas de photos) avec soleil tombant, vue moins bien à l’arrêt. On achète des pantoufles en alpaga à Claire, et c’est réparti direction Puno, fin de trajet de nuit.

On arrive, je suis toujours pas bien. Je ne prend pas de dîner, et me décide enfin à aller faire la vidange une heure plus tard.

Fait péruvien: à la campagne, chaque maison a sa petite cabane au fond du  jardin, en taule, peinte en vert ou en bleu, toujours le même format à croire qu’elles ont été distribuées par le gouvernement.

Mercredi 11

Nous prenons le bateau pour 2j jours sur le lac Titicaca (prononcer Titihaha, titi=puma, haha=gris (couleur du puma)). Visite des îles flottantes, construites  à partir de roseaux et de leur racines (les flotteurs). Petit tour en barque traditionnelle. Il parait que des tribus habitent encore sur ces iles flottantes, mais vu d’ici ce ne sont que des gens qui viennent pour les touristes, et doivent probablement repartir en villes pour dormir.

Puis 3h de bateau pour l’iles Amantani. Repas (pas faim), puis accueil pas les familles. Fernanda nous amène à sa maison, chambre sobre mais propre, il y a même l’électricité et des chiottes « normales ». Guillaume et Stéphanie sont avec nous, Francesco et Laura chez la sœur de Fernanda.

Ballade pour le coucher de soleil du haut du Patchatata, magnifique vue sur tout le lac. On redescend pour le repas avec Alberto, le fils de Fernanda. Il parle anglais, ouf on peut discuter avec, notre pietre espagnol ne nous permettant pas de philosopher avec Fernanda! Il a un frere plus agé qui bosse à Puno, lui souhaite faire l’université (ingé electro). Son père est mort il y a trois ans d’un accident, donc pas facile de financer les études.

Pour le repas , on se fait habiller en typique. Un poncho pour les hommes, et un jupon + chemise pour les filles. Apparemment, c’est très serré. Au menu, soupe au quinoa, très bonne, puis riz blanc et légumes sauté, bon, mais vraiment pas faim. 20h fini de manger, petite ballade au bord du lac, 21h dodo…

Fait péruvien: il existe plus de 4000 variétés de patates au Pérou.

Taquile Island, Titicaca Lake, Peru

Jeudi 12

Je me lève à 6h, et vais faire un petit tour. Claire préfère dormir. Sur le port, il y a le marché, quelque belles photos possible avec la lumière rasante, mais je les rate toutes.

8h, petit dej avec Fernanda, pains maison et pancake au menu. Pas de matte de coca! Fernanda a une rage de dents, et s’est fait une sorte de cataplasme avec du blanc d’oeuf et une feuille de cahier à petits carreaux… L’histoire de dit pas si la taille des carreaux influe sur la douleur. On lui file une plaquette de dolipranes.

On se quitte sur le port, et partons pour l’île de Taquile, première île du coin à accueillir les touristes, à l’organisation rodée. On monte par un sentier pavé parfois pentu, pour rejoindre la plazza, où défilent des paysans en costumes à l’occasion de la Pentecôte. On part manger au resto avec vue sur la mer, une truite au menu, très bonne.

On repart enfin pour Puno, et arrivons de nuit, avec un second coup de la panne du second bateau.

Fait péruvien: à Puno, les camions d’éboueur jouent une musique super forte lorsqu’ils sont à l’arret… Pourquoi? Aucune idée.

Vendredi 13

Visite du site de Sillustani Tombs plusieurs tombeaux de l’époque pré inca, avec belle vue sur le lac pour la vie éternelle.

Maryvette nous fait une peinture un peu négative de la vie à la campagne: alcool, inceste, drogue (coca). Nous explique aussi que les 3 priorités économiques sont: les études des enfants, les quelques jours de fête dans l’année, et un toit en taule pour le statut social.

Traversée de Juliaca, sur plusieurs km, avenues géantes baignées de poussière, et tuc tuc, camions, et magasins en tout genres.

Juliaca, Peru

Fait péruvien: parfois, les moutons sont attachés en laisse dans les prés… Pour éviter d’aller brouter la parcelle du voisin? Pour les récupérer plus facilement?

En route, on passe par une reconstitution d’une ancienne habitation, avec pleins de Cuy libres dans la cuisine/chambre/salle a manger. Deux petites vigognes toute mimi qui viennent nous manger dans la main. Lorsqu’on arrive à les carresser, pas facilement car elles sont quand même farouches, on a l’occasion de se rendre compte que leur fourrure est vraiment super douce!

On mange au resto pour touristes, cosy mais bouffe bof. C’est l’inconvénient des voyages groupés, on mange aussi dans des lieux completement asceptisés.

Plus loin sur la route, on s’arrête au site Inca de Raqchi, grand temple dont il ne reste que le mur du milieu, restauré. Tout autour, tout un ensemble de ruines de huttes, donc quelques-unes reconstituées. Dans un pré, une paysanne est entrain de lyophiliser des patates.

Vicunas, Peru

Nous arrivons à Cuzco, qui parait être une très belle ville.

Samedi 14

Ce matin, nous allons visiter quelques vestiges incas sur les hauteurs de Cuzco.

On commence par Tambomachay, temple inca dédié à l’eau, seules qq ruines subsistent. On apprend les différences entre l’architecture inca pour les batiments utilitaires, administratifs, ou religieux. Sachant que la qualité de la construction est biensûr au top pour les batiments religieux.

On apercoit de la route Puca Pukara, nommé comme une forteresse, mais qui n’en est pas une car définitivement par architecturé pour. Sur la route, on s’arrête sur un lieu de sacrifice humain, où les trois niveaux mystiques sont representés, le ciel, la terre, et le sous-terre. Il parait qu’ici, après les sacrifices, on lyophilisait les corps humain tout commes les patates, pendant des semaines.

Visite d’un autre temple, Sacsayhuamán, avec vue panoramique sur Cuzco. La ville est encaissée dans la vallée, et vraiment très dense. L’architecture a l’air relativement préservée, puisqu’on peut voir des toits de brique rouge à perte de vue.

Cuzco, Peru

De retour sur Cuzco, visite de la cathédrale/basilique, puis du monastère construit sur les ruines d’un ancien temple inca. Le centre de Cuzco est vraiment bucolique, et on a tout le loisir de voir des vestiges incas, ou de villes batisses coloniales en se ballandant dans les rues tout autour du centre.

L’après-midi, sortie groupée à une bijouterie arnaque, puis fin d’aprem libre. Le soir, on peu assister à plein de danses sur la place publique. Tout le Pérou est ultra festive en autour de la Pentecôte, et on peut assister à des parades dans pratiquement toutes les villes que l’on traverse.

On mange au Papillon, restaurant tenu par un corse. Le repas est bon, typé francais.

Fait prévuvien: ce sont principalement les femmes policier qui font la circulation. Il parait qu’elles sont moins corruptibles.

Dimanche 15

On part pour Pisac, beau site avec des terrasses semi circulaires, hautes de 2-3m. Les terasses circulaires servaient de centre de recherche agricole, pour comprendre le comportement des cultures en fonction de l’altitude et de l’exposition au soleil.

Plus loin dans la montagne, une nécropole directement creusée dans la roche et deux sites où vivaient les artisans.

On redescend à la ville en contrebas, achats touristes, et beau marché local. Je m’achète un avocat ENORME pour 1 euro, qui me fera le repas du midi malgré notre arrêt au resto.

Road to Cusco, Peru

Après le repas, on passe par un atelier de poterie, tenu par un francais. Plutôt que de faire le touriste et aller voir ce qu’il y a à acheter, plusieurs d’entre nous passent le temps à jouer avec les perroquets dans la cours. Je suis le premier à le faire monter sur ma main (d’abord le petit, puis le moyen, mais le plus gros semblait réticent), et tout le monde commence à m’immiter. Le propriétaire arrive, mais ca n’a pas l’air de le déranger plus que ca.

On finit la journée par la visite du site d’Ollantaytambo, presque une forteresse, mais pas tout a fait. Toujours les grandes terrasses, des greniers, plusieurs tout de guets. On s’est déjà habitué à ce genre de lieux, et attendons la cerise sur gateau.

Enfin, on prend le train (de nuit) pour rejoindre Aguas Calientes, point de départ pour le Macchu Picchu.

Lundi 16

On se lève aux aurores pour arriver parmis les premiers sur le site. Lorsqu’on arrive à l’arrêt de bus, on se rend compte que 18 (bus) sont déjà partis. Le flux de touriste allant sur le site parait énormé, et encore, nous ne somme qu’en basse saison !

La montée vers le site est dépaysante, vu qu’on est arrivé de nuit, on a pas remarqué qu’on a completement changé d’ambience: fini les paysages sec et plat, nous voilà dans un environnement frôlant la jungle, végétation luxuriante, verte, humide, et des pythons rocheux tout autour de nous. Après une montée de quelque centaines de metres, et innombrables virages, on arrive enfin à la perle du Pérou.

C’est toujours étrange de visiter un site qu’on a toujours vu en photos, et fouler enfin ces terasses. Le Macchu Picchu ne m’impressionne pas par sa taille, mais l’endroit majestueux où il a été construit force le respect. On a la chance d’arriver juste avant le lever du jour, les rayons du soleil percent à travers les nuages et les pics alentours.

On visite tout le site, de A à Z, et décus (il faut réserver à l’avance) de ne pas pouvoir monter sur le Huayna Picchu, pic en face du site où on monte par un escalié escarpé, on prend le chemin Inca vers la porte du soleil. Ce sera notre seul balade de plus d’une 1h de tout le séjour !

Machu Picchu, Peru

De retour sur le site, on se pose au soleil, et profitons de la tranquilité du site. On aimerait rester plus longtemps, simplement profiter de la vue. En repartant, deux jeunes lamas jouent ensemble, je fonce dans le tas et ils jouent avec moi en me bousculant. J’ai bien essayé, mais je ne me suis pas fait craché dessus de tout le séjour !

On redescend sur Aguas Calientes, et pouvons la voir la voir de jour. La petite villes est encastré entre les pics luxuriants tout autour, de l’eau coule partout, et le train traverse la villes dans la rue principale.  C’est ce même train, bleu, que nous reprendront pour rentrer sur Cuzco.

Mardi 17

Journée libre sur Cuzco, on visite le marché, le musée inca, on monte sur les hauteurs pour avoir une vue plongeante sur la place. L’ambiance est toujours festive sur la place, ca ne s’arrête pas.

Train to Cuzco, Peru

Le soir, l’orga nous offre un pisco sour dans un bar à la mode. Il est bien chargé, et on est tous en forme en arrivant au restau. Vu que d’autres piscos sont servis à l’apéro, l’ambiance bat son plat, et nous, francais, donnons le bon exemple à ne pas donner aux américains à la table d’à côté. Ils sont tellement outrés, qu’ils s’en vont.

Mercredi 18

Dernière petite ballade le matin, avant de reprendre l’avion pour Lima. La ville se prépare encore pour la fête (encore!). Cette fois, c’est la fête du chiriuchu, plat traditionnel que l’on consomme pendant le Corpus Christi. Il est composé entre autres de cochon d’inde, de fromage et d’omelette de maïs. C’est la première fois que l’on voit des cochon d’inde cuisiné pour les locaux, et non plus pour les touristes.

En boisson, il y a de la bière biensûr, mais aussi de l’Inca Cola, féroce concurrent au Coca Cola. Après avoir gouté, il s’avère que c’est très sucré, donc on reste fidèle à notre bon vieux coca qui guérit tous les maux.

On prend l’avion. L’aeroport est en plein milieu de la ville, la piste est courte. Etrange sensation que de décoller au dessus des maisons, et des endroits que l’on vient de visiter.

Arrivés à Lima, on prend le bus pour aller sur la côte, au ciel toujours gris, avant de repartir pour la France.

C’est la fin des vacances.

Les chiffres

12 condors
4900m au plus haut
0m au plus bas
Des centaines de lamas et alpagas croisés.

Les photos

La galerie est accessible ici.

La carte

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :