Publié par : Figo | janvier 7, 2013

Chili, Octobre 2012

Il est temps de changer de continent pour Claire et moi. Jusqu’à présent, nous n’avions pas encore envisagé l’Amerique du Sud, probablement pour des raisons de prix et de temps nécéssaire. Cette année, nous pouvons faire un voyage de 3 semaines, et ceci nous a décidé à partir loin. Avec en tête l’Île de Pacques et le désert d’Atacama, sous son ciel étoilé, le Chili finalement pas si connu pour son tourisme est donc sorti du lot pour cette fois…

 

Dimanche 07
Nous prenons le repas et passons l’aprem chez les LUA, puis ils nous emmènent en voiture à Roissy. Sur place, il y’ a une alerte au colis suspect, donc nous attendons la réouverture du checkin. On se dit que vu qu’ils l’ont fermé pendant près d’une heure, le décollage sera décalé d’autant, mais non, l’avion décolle à temps, et nous arrivons in-extremis.

Dans l’avion, Claire dort bien grâce à un médoc, moi je passe une nuit pas facile.

Flight to Chile

Lundi 08
Nous arrivons à l’heure (8h30), et récupérons nos bagages, au milieu de chiens renifleurs (gentils labradors noirs) qui se baladent et renifles les bagages au hasard.

Nous récupérons ensuite notre fidèle destrier, une Chevrolet Sail bleue, et prenons la route direction Valparaiso.

Arrivés sur place, trop de monde, trop de bruit, trop de circulation; nous continuons notre route, et nous arrêtons pas bien loin – à Viña Del Mar – pour manger. On met en quête à trouver une bombone de gaz, passons 2h à faire des allers-retours dans un centre commercial, mais ne trouvons rien.

Nous reprenons donc la route pour le nord, et posons notre tente à Los Molles, dans un camping complètement vide en bord de mer, où un petit chien noir nous accueille et nous tient compagnie pendant toute la nuit, dormant au pied de notre tente.

Le soir, nous galérons pour rejoindre le village, passons par une piste défoncée qui longe, et qui débouche au final sur un gué infranchissable… après un détour, nous arrivons au restaurant qui au final est fermé. Donc au final, ce sera un repas froid fait d’un bout de pain et de thon, achetés dans un bui-bui où un vieux n’a rien compris à ce qu’on disait, et réciproquement.

Mardi 09
Lever à 8h, nous prenons la route jusqu’à La Serenna, grosse ville où l’on cherche des campings fantômes. Rien. Tout est désaffecté. Nous faisons nos courses, puis continuons notre route.

Après 60km de piste, nous débouchons sur le parc Fray Jorge, fermé. J’ai mal au crâne, début de vacances difficile. Nous continuons donc plus au nord, à Punta Churros. Camping vide, une fois, de plus, mais quelqu’un se trouve à l’accueil. Pas d’eau chaude, il fait froid.

Fatigue, lassitude, pour l’instant nous ne sommes pas transcendés par le Chili. Personne ne parle anglais, nous avons du mal à comprendre et à nous faire comprendre.

Fait chilien: il y a plein de chapelles miniatures sur le bord de la route. Soit les chiliens sont très pieux, soit il y a beaucoup de morts sur les routes.

Road to Calama

Mercredi 10
Lever à 7h, pour être à Punta Churros pour 9h, dans le but de faire un tour en bateau. Arrivés sur place, la bonne nouvelle c’est que c’est ouvert. La mauvaise, c’est qu’il faut attendre d’autres touriste pour remplir le bateau, un barcasse de 12 places. Donc en attendant, nous allons nous balader 1h sur la côte. Au retour, toujours personne. 1h plus tard, un couple se joint à nous. 1h plus tard, 2 personnes supplémentaires. Nous ne partons toujours pas. Mais nous prenons enfin la mer à 12h30, après plus de 3h30 d’attente.

Le tour est sympa, la mer pas trop agitée. Nous voyons des lions de mer, des pingouins de Humbolt, plusieurs types de cormorans, des pélicans et des dauphins. Nous posons le pied pendant 1h sur l’Îsla Damas, où se trouve une belle lagune, et où nous faisons une petite balade au milieux des cactus et de vautours marins.

Reserva Nacional Pingüino de Humboldt

De retour sur la terre ferme, nous prenons la route pour La Caldera. Nous y trouvons un camping (vide, encore) près de la plage, de nuit, qui finalement nous propose une chambre pour 10000$. Sympa.

Fait chilien: plutôt que d’acheter du grillage, les fermiers plante des cactus en lieu et place des clôtures. Bien plus efficace contre les intrus, et plus écolo.

Parque National Fray Jorge

Jeudi 11
Journée voiture. Grande traversée du désert d’Atacama, enfin la partie « non touristique ». Du sable, des cailloux, des montagnes à perte de vue. Une route qui trace son chemin tout droit. Nous croisons des gros camions citerne d’acide sulfurique, des cimetières de pneus, des ruines d’anciennes villes minières.

Hormis les mini-chapelles, la route est jonchée de pneus explosés. Par endroits, le vent rabat tous les déchets du désert, ce qui ne rend vraiment pas le coin bucolique.

Nous traversons un gros carrefour minier, nous voyons alors nos premiers gros « trucks » jaunes. Nous croisons alors un convoi spécial qui prend 2 voies de largeur, et qui crée alors une queue de plusieurs centaines de véhicules.

Chuquicamata cober mine

Le soir, nous arrivons à Calama, où nous dormons à l’hôtel. Nous dînons dans un resto moyen, et faisons une micro-ballade digestive dans les rues alentour, sans grand charme.

Fait chilien: il y a énormément de chiens errants dans les rues, mais tous sont très sociable et apparemment en bonne santé.

Vendredi 12
Après un petit déjeuner à l’hôtel, nous allons faire 2-3 courses au Tottu, puis prenons la route pour San Pedro de Atacama. Sur la route, nous découvrons enfin les sommets de la cordillère, vêtus de blanc en hauteur.

Nous arrivons à San Pedro, beau village (ville), aux allures de station de ski du désert. Des boutiques prenant place dans les maisons pittoresques, des touristes partout, mais ça garde son charme malgré tout.

Nous posons notre tente au camping Las Chanares, tenu par une dame fort sympatique. Dans l’après-midi, nous allons visiter les ruines de Pukara Quitor. Ca ne casse pas la baraque, mais permet d’avoir un beau point de vue sur San Pedro.

Le soir, nous rejoinions la base des ruines pour prendre des photos de nuit des étoiles, et du volcan Lincancabur – emblème de San Pedro – au coucher du soleil. Les étoiles commencent à apparaître vers 20h30.

Fait chilien: la grande majorité des propriétés chiliennes sont barricadées, de taules, de briques, de paille… de tout ce qui pourrait empêcher les intrus de jeter un coup d’oeil chez les gens.

Night at San Pedro de Atacama

Samedi 13
Nous passons la journée dans le Salar de Atacama.

Nous commençons par Laguna Chana, ses concrétions de sel, et ses quelques flamants roses, picorant tranquillement le plancton dans ces eaux peu profondes. Ensuite, nous partons vers le sud, vers Peine, pour avancer dans le salar, où les concrétions sont plus affûtées et à perte de vue.

Nous remontons vers les Lagunas Cejar, Piedra et Tebinquinche. Pas de flamants, mais une magnifique lagune, à l’eau limpide, et au sol en croûte de sel. En fond, la cordillère des Andes. En ressortant de l’eau, nous sommes couvert de sel, tout blancs. Pas loin, nous passons à côté de deux trous d’eau énormes parfaitement circulaires, et profonds de plusieurs mètres, sortis de nulle part.

Nous rentrons à San Pedro, et allons au restaurant pour fêter cette journée.

Fait chilien: de nuit, les autoroutes neuves sont de vraies pistes d’atterrissage. Elles sont couvertes de réflecteurs blanc et rouges, de tous les côtés de la chaussée.

Salar de Atacama

Dimanche 14
Nous nous levons tranquillement, car nous avons rendez-vous à 11h au musée, où une guide nous fait la visite en français. Ca fait du bien d’entendre du français pendant 1h, c’est reposant! Nous apprenons l’histoire de la région, de l’arrivée de l’Homme à maintenant. Instructif. Nous découvrons entre autres que les Atacaméens avaient la particularités de ne fabriquer que deux sortes de céramiques: noires et rouges, très sobres, sans décoration, hormis un visage – plus ou moins abstrait selon les époques – pour les céramiques funéraires.

Nous retournons ensuite au camping, et au passage nous prenons une empenada pas mauvaise. Nous trainons jusqu’à 16h, en attendant une heure correcte pour la Valle de Luna.

16h, nous partons la Valle. Nous tourons alors pendant près de 45 minutes dans San Pedro pour trouver le Copec et quitter la ville. Du coup, nous arrivons en peu en speed à la Luna, mais avons pu faire à peu près tous les lieux intéressants.

Canyon large, avec ses formations minérales en escalier, canyon étroit où les précipitations on créé de véritables cathédrales cristallines, et finissant en un passage sous terrain où il faut se faufiler, à la lumière des téléphones portables. Ensuite, au bord de la route, nous pouvons admirer l’amphithéâtre, grosse formation rocheuses à la silhouette bien explicite, puis les Trois Marias, et enfin nous rejoignons un point de vue en hauteur pour un coucher de soleil magnifique, dominant alors une grosse partie de la Valle, où sont nom prend alors tout son sens. Le paysage est en effet vraiment lunaire. La chance étant avec nous, nous avons le doit à un ciel orageux sur tout la cordillère, avec derrière nous le soleil éclairant tout ceci en lumière rasante. Nous en prenons plein les yeux.

Fait chilien: ici on importe de la voiture française (essentiellement Peugeot). Ca fait tout drôle de croiser 205, 406, 404 aux côtés des gros camions américains.

Valle de la Luna

Lundi 15
Lever tranquille. Nous nous mettons en quête toute la journée pour:
– de l’argent: nous n’avons plus un copec, et tous les distributeurs sont vides
– une sortie à cheval: nous faisons toutes les agences pour qu’enfin la dernière nous propose un tour à 16h, dans la Valle de la Muerte.

Déjeuner rapide, puis glandouille jusqu’à 16h. Petite glace à la rica-rica avant le départ, même si ce n’est pas bien futé étant donné que nous sommes à court de liquide.

Notre guide s’appelle Orlando, ne parle pas super bien l’anglais. Je monte Catrina, Claire Jeway. C’est parti, au pas, pour 3h de ballade dans un paysage escarpé, tout de route vêtu, creusé par les pluies orageuses d’été.

Retour vers 19h30, nous marchons en cowboys!

Fait chilien: les locaux aiment vraiment les chiens. A San Pedro, il y en a partout dans les rues. On pourrait facilement se dire qu’ils son errants, pourtant ils sont bien nourris et nous avons même vue une affiche proposant une récompense de 100.000 $ch (150€) pour retrouver un chien perdu.

Road to Calama

Mardi 16
Lever à 3h45, un minibus passe nous chercher pour aller voir El Tatio. Nous arrivons sur place à 7h30 juste après le lever du soleil. C’est un site de geysers et de fumerolles, le 3eme plus gros au monde. Il y a plein de fumées partout, c’est joli, mais nous sommes moins impressionnés que par l’Islande. Ici les geysers sont surtout des sortes de fontaines bouillonnantes. Petite baignade dans une piscine naturellement chaude, par -5 degré, puis nous repartons pour San Pedro et voyons en route nos premiers lamas et vigognes !

L’après-midi, nous comatons au camping et en ville, en attendant la sortie SPACE, prévue et confirmée à 23h. Nous faisons encore 36 allers-retours sur la rue Caracolès, le centre de San Pedro, pour chercher une glace, du wifi, des cadeaux, etc… le soir, nous mangeons dans un restaurant et dégustons notre premier Pisco Sour. Pas mauvais !

23h, sortie dans l’espace, guidée par le propriétaire des lieux, un astronome amateur français, toutefois reconnu dans son milieu. Explications et historique du ciel au menu, puis observations grâces à une dizaines de téléscopes en libre service; nébuleuse de la Tarentule, amas de poussières, Jupiter et ses satellites. Instructif, sympa, et en plus le guide a un super pointeur laser vert qui fend l’air jusqu’aux étoiles. Retour vers 2h du matin, après un bon petit chocolat chaud.

Road from Tation to San Pedro de Atacama

Mercredi 17
Nous levons le camp, quittons San Pedro, et allons à Calama pour tenter la visite de Chuquicamata. Je dis bien tenter, car nous avons décommandé notre date originale, vu que nous avons décalé notre programme d’un jour.

Nous sommes chanceux, il reste de la place malgré leur non-réponse.

Nous prenons le bus pour la mine géante: 3km de large sur 5 de long, 1km de profondeur, des trucks ayant une capacité de 300 tonnes de gravats, consommant 5000L de gazole à la journée, et mettant 1h pour remonter du bas de la mine. On nous dépose à un belvédère, vue impressionnante sur la mine, les trucks sont minuscules, mais néanmoins on a du mal à se faire une idée de l’échelle de ce trou.

Petit bémol: nous ne visitons rien, il n’y a pratiquement aucune explication sur le processus de raffinement. On reste sur notre faim.

Nous reprenons la route direction Iquique. La nuit tombe, alors nous nous posons au milieu de ruines d’une ancienne Officina, pour le plus grand plaisir de Claire…

Jeudi 18
La nuit s’est bien passée, on ne s’est fait ni mangé par les loups, ni agressé par les hommes des cavernes. Dormir en « sauvage » n’est pas si dangereux finalement. A 3km de là, nous allons voir les geoglifoss, le plus grand site du Chili. Ce sont des dessins fait sur les collines du coin, mais sans explication ce n’est pas si intéressant et nous ne nous attardons pas.

Suite de la route direction Humberstone, grande ville fantôme d’une mine salpêtre, protégée par l’UNESCO, et le désert sec. On peut y entrer, et se balader dans presque tous les bâtiments, l’usine, etc.. c’est intéressent, divertissant, et on y passe bien 3h. D’autant plus que nous sommes à peu près les seuls touristes sur place.

Humerstone

Suite et fin de la route à Arica, où nous trouvons un hôtel dans le centre. Nous nous y baladons un peu le soir, ce n’est pas grandiose, il n’y a pas grand chose à voir à part une église construite par Eiffel. Nous mangeons au restaurant, bon et copieux (comme précisé dans la routard).

Bonne et mauvaise nouvelle: nous avons finalement été retenus pour la visite du VLT…. mais nous sommes déjà à 900km de là, et nous nous dirigeons désormais vers le parc de la Lauca. Dommage, le VLT ce sera pour une prochaine fois.

Fait chilien: les coqs du chili font le même chant qu’en France, ouf!

Vendredi 19
C’est parti pour la route, direction le Parque de la Lauca, culminant à 4500m. Nous faisons le plein, nous trompons de route, donc faisons un détour de 60km. Refaisons le plein pour être sûr de ne pas manquer d’essence, et prenons enfin la (bonne) route pour la Lauca.

Route de montée, de dépassement de camion, de frein moteur, de passage de la seconde. Le moteur peine à partir de 2000m, et il nous arrive de devoir passer la première. Mais nous arrivons à bon port, moyennant un petit stress: la jauge d’essence oscille entre plein et presque plein, on se demande si elle affiche une valeur cohérente, ou alors si on est à la limite de la panne d’essence. Le retour se fera donc à l’aveugle, vu qu’il n’y a pas de pompe jusqu’à Arica, c’est à dire 200km plus bas.

Comme prévu, le lac Changara est tout juste magnifique, avec en fond les différents sommets, dont le Parinacota culminant à 6500m. Nous croisons des lamas, des vigognes, des canards, et des lapins-ecureuils-chinchilas. Nous sommes seuls au refuge, tenu par un jeune garde travaillant ici l’été (José) et sa copine (Claudia), avec qui je pars cueillir du [….?], plante permettant de luter contre le mal de la Puna.

Nous dormons à l’intérieur, Claire est content car ici il gèle la nuit.

Parque Nacional de la Lauca

Samedi 20
Mal dormi. Il fait pas chaud dehors, en tout cas ça a gelé, comme prévu. Avant de partir, nous croisons des Vizcachas.

Nous en croisons d’ailleurs beaucoup plus, un peu plus loin sur la route pour Arica, lors d’une petite promenade. Nous sommes un peu déçu ne ne pas avoir pu rejoindre Parinacota, qui nous promettait une belle promenade au mieux de petits lacs de montagne, et avaient l’air somptueux vus de loin. Le village était accessible via une piste complètement défoncée par les intempérie, infranchissable en voiture standard.

Arrivés à Arica, nous faisons le plein. Et là, grande surprise, nous n’avons consommé que 20L pour plus de 400km de distance, ce qui nous fait une moyenne de 5L pour de la route de montagne. C’est pas trop mal !

Suite de la route pas bien intéressante vers Iquique, grosse ville côtière où l’on s’arrête à l’AJ près de la plage. Nous allons manger dans un resto Peruvien-Japonais, le poisson est pas mauvais, mais les desserts sous tout bonnement à éviter.

Fait chilien: la route est jonchée de pneus explosés, et de carcasses de voitures. On comprend mieux les mini-chapelles le long de la route.

Parque Nacional de la Lauca

Dimanche 21
Le matin, nous visitons rapidement la rue historique d’Iquique, avec son joli petit tram en bois, qui ne marchait malheureusement pas ce jour là. Nous partons ensuite via la route 1 pour le sud, en longeant la côte.

Nous passons par le VLT, histoire de dire que nous y sommes tout de même allés. Nous le le verrons que de loin, mais au moins on pourra dire qu’on l’a vu. Nous continuons notre route, et faisons du camping sauvage sur la côte, pas bien loin d’un cadavre de vigogne pour le plus grand plaisir à Claire.

Fait chilien: joggeurs sur l’autoroute, dames aux fanions blancs qui vendent des biscuits, chiens qui courrent après les voitures. Tel est l’ambience routière à l’approche de Santiago.

Vizcacha

Lundi 22
Une fois de plus, nous ne nous sommes pas fait égorger pendant la nuit. Nous reprenons la route direction le Parque Pan de Azucar. Petite balade d’1h30 au milieu des cactus, pour arriver à un belvédère avec une vue surplombant le pacifique, la côte du parc et l’ïle aux pingouins. Les nuages se forment juste au dessus de nous, alors que l’air frais de la mer rencontre le sommet chaud où nous nous trouvons. Celà génère de l’humidité qui est récupérée par les rares plantes ici présentes.

Nous redescendons et nous balladons un peu sur la côte. Pélicans en grand nombre, immense plage de sable plan, paysage magnifique.

Nous reprenons la route pour Bahia Inglesisa, au même camping que le second jour, où nous retrouvons notre chambre, mais toujours pas d’eau chaude.

Fait chilien: les chiliens affichent clairement leur parti politique, on voit souvent des quartiers de villages entiers sous les couleurs de tel ou tel drapeau. Les elections sont pour bientôt, mais nous n’avons pas bien compris quand.

Pisco Elqui and surroundings

Mardi 23
Journée voiture, route vers la vallée de Vicuña. A la pause dejeuner, nous tombons par hasard sur une colonie de perruches / perroquets, qui ont fait leurs nids dans une fallaise de terre, et font un boucan improbable lorsqu’on s’approche d’eux.

Nous reprenons la route, et arrivons dans la vallée de Vicuña. Ca change de voire de la verdure, des arbres, des fruits. On passe vite fait à Vicuña, où l’on mange une glace artisanale (canelle-goyave pour moi), puis nous tentons le retrait d’argent; même galère qu’à San Pedro, on ne peut plus retirer, et nous sommes presque à sec. On verra bien. Nous reprenons la route pour Pisco Elqui, où l’on s’arrête dans un charmant hôtel (8000$/p), et mangeons typique au resto: Pastel de Choclo, vraiment bof, et Lomo a la Pobre, steack-frite-oeuf-oignons, bon et bourratif, et pour finir des fruits en jus qui s’appèlent amandes, mais qui ne ressemble en rien à des amandes.

Fait chilien: des arrêts de bus trônent en plein milieu de la pampa… on se demande bien qui pourrait prendre le bus ici.

Parque Nacional Pan de Azucar

Mercredi 24
Lever 9h, pour un déjeuner à 9h30. Mais semble-t-il, on nous a oubliés, et nous attendrons 10h30 pour pouvoir prendre notre petit-déjeuner. Nous passons à Pisco Mistral, distillerie de Pisco très connue, mais la visite n’est qu’à 14h, en espagnol et pour 6000$. Donc nous allons nous ballader et finalement faisons l’impasse sur la visite.

Retour à Vicuña, nous arrivons enfin à retirer de l’argent, et allons se promener sur les hauteurs, puis mangeons nue glasse chez notre mamie favorite.

Nous reprenons la route pour le parc Fray Jorge, où on va camper sauvage en attendant l’ouverture du matin.

Nous mangeons une soupe au maïs (que je trouve bonne, mais pas Claire), et du fromage à étaler en tube à saucisse, au piment… mouais…

Fait chilien: 90% des voitures sont des 4×4, et 90% de ces 4×4 sont rouges. Surtout dans le nord.

Parque National Fray Jorge

Jeudi 25
Réveil à 8h, pilage de tente, les gardiens arrivent à 9h30, et nous ouvrent le portail. Nous nous balladons 3h (montée comprise) pour 1h de promenade au milieu de végétation “luxuriante”, pour ici. C’est vrai qu’il fait humide.

Nous redescendons, mangeons, siestons au soleil, et reprenons la route vers le sud. Nous posons dans un camping géant (mais vide) à Pichidangui.

Fait chilien: Les départementales sont limitées à 100km/h, mais pas grand monde ne respecte cette limite. Pas plus que les lignes continues. Par contre, un stop en plein milieu du désert est respecté plus que de raison, et constitue une des infractions les plus importantes au Chili.

Vendredi 26
Journée à Valparaiso, ses maisons de toutes les couleurs, ses rues pentues (peut-être plus qu’à San Francisco), ses chiens, ses cerros, ses belvédères, son port, ses trolley-bus et ses ascenseurs.

Nous marchons toute la journée, prenons un funiculaire d’époque, en bois, grincant de partout, et pour finir le trolley-bus pour tester.

Nous dormons à la Maison de la Mer, tenus par un ancien prêtre francais.

Valparaiso

Le soir, nous allons manger local, dans un restaurant recommandé par le prêtre. Au menu: Chorrilladas, sorte de poutine chilienne où la sauce brune a disparu, et le fromage a été remplacé par de l’oeuf. Le tout dans un décors de surchargé de bibelots.

Nous (re)montons la rue, et allons dormir. Demain, c’est fini les vacances.

Carte
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