Publié par : Figo | août 15, 2017

J 121 – Mi 1895 – Sur la plage abandonnée


Dimanche 13/08/2017
25 miles

Départ 5h45. Je me suis réveillé avant l’heure.

Il fait frais ce matin, et il fera frais tout au long de la journée. Le ciel est blanc, le soleil ne fera pas d’apparition aujourd’hui.

J’avance vite aujourd’hui, et malgré ma pause d’une heure pour le petit déjeuner, à midi j’ai déjà parcouru 17 miles. C’est parfait, je viens juste d’arriver à Summit Lake. Malgré la fraîcheur extérieure, l’eau est pas trop mauvaise. Et cerise sur le gâteau, le fond est sablonneux, comme à la plage. Rien à voir avec les fonds vaseux des derniers lacs. Vu qu’il fait pas chaud, j’hésite un peu, puis je me lance, à poil, car je sais que les vêtements vont pas sécher bien vite aujourd’hui. Pas de regret, l’eau est bonne. Limpide. C’est un beau lac.

Vu que je suis en avance et que j’ai prévu de ne faire que 25 miles aujourd’hui, je prend ensuite une longue pause exceptionnelle jusqu’à 15h30. Et je me baffre. Eux brouillés en poudre, bagel, wasas, tortillas, une tonne de peanut butter, et un café pas bon pour finir. Oui, ce que j’ai cru être du café instantané pris dans une hikerbox n’est en fait que du vrai café, mais pas moulu assez fin pour être bu à la turque. Au final, on mange plus de café qu’on en boit, un peu comme la pastèque avec pépins quoi.

Je reprend la route. Les nuages sont descendus plus bas, j’aime cette ambiance de brume dans les sapins. Pas mal de lacs aux alentours. Pas mal de mares aussi. L’Oregon c’est certes plus plat, mais j’aime sa variété. Pas contre, ses moustiques je les haïs toujours autant.

Je croise encore des gros patchs de neige. On est déjà mi-août et il y a encore de la neige à moins de 2000m. Plutôt impressionnant.

Publié par : Figo | août 15, 2017

J 120 – Mi 1870 – Le chat randonneur


Samedi 12/08/2017 – Six Horses Spring
33+1 miles

Départ 6h30.

Matinée en forêt. Rien d’exceptionnel.

Ce midi je teste une nouveauté que j’ai trouvée dans une hikerbox: des oeufs brouillés en poudre. On y ajoute un peu d’eau, et on les cuit comme d’habitude. J’y ajoute un peu d’huile, de poivre, d’oignons et d’épices à ramen, et c’est pas mauvais du tout. Si j’en retrouve je n’hésiterai pas à en reprendre. Ca change du thon et du salami pour le midi. Le seul défaut est que ça accroche un peu à la popote durant la cuisson. Ca nécessite un peu plus d’effort lors de la vaisselle.

L’après midi, je rencontré le fameux chat du PCT: Manzanita. Sa maîtresse, dont j’ai oublié le nom, une thru-hikeuse, l’a trouvée à Wrightwood et l’a gardé avec soi. La journée elle dort sur le sac la plupart du temps, et se dégourdit les pattes en soirées. Elle chasse les souris, ce qui peut être utile pour éviter de se faire ronger son sac à bouffe. En tout cas, chapeau à sa maîtresse de la porter elle et sa nourriture sur une si longue distance! Moi j’aimerai bien adopter un chipmunk qui dormirait sur mon épaule toute la journée.

L’air s’enfume. Ce sont encore des nouveaux feux dans le coin. Les vallées sont complètement enfumées de part et d’autre de la crête. Aucun info à ce sujet, ça se trouve je fonce droit vers un feu non maîtrisé…

Publié par : Figo | août 15, 2017

J 119 – Mi 1837 – Chanceux


Vendredi 11/08/2017
2+21 miles

Départ 6h15.

Je croise un gars qui n’était pas là hier soir. Il redescend en voiture dans quelques minutes. Je lui dis que c’est tentant, mais que je vais commencer à marcher et y réfléchir. J’ai déjà fait 4 miles qu’il passe avec un autre hiker à bord. J’ai décidé de continuer à pied jusqu’à la highway.

Au final la route n’est pas désagréable, il fait frais, et ce n’est pas du macadam. J’ai même l’occasion de voir un rapace qui s’envole avec un rongeur qui crie à l’aide entre ses serres.

J’arrive à la route. Le hitch n’est pas facile. C’est une route touristique, et les touristes ne veulent pas d’un vagabond malodorant dans leur voiture, en général.

Au bout d’une heure, toujours rien. Une voiture arrive, c’est le gars de ce matin. En fait c’est un trail angel qui fait des allers retours pour filer un coup de pouce aux hikers. Il me dépose à Mazama, je lui file un petit bifton pour l’essence.

A Mazama, pas de news fraîche. Le sentier est toujours fermé. J’en profite un peu pour recharger ma batterie, faire mon ressuply principalement depuis les hiker box, et je mange mon repas habituel quand j’y ai accès: une pinte de glace. Entre temps, le trail angel est parti glaner des infos, et revient tout content: la route ouest reouvre, et le sentier probablement aussi. Parfait ! Je perd pas de temps, j’oublie presque ma batterie en cours de charge, et file faire mes 15 miles restants. Je suis tellement soulagé de ne pas avoir à faire du stop pour contourner le lac !

Quelques miles plus tard, me voilà enfin au bord du cratère, face au lac le plus profond des États-Unis, cinquième plus profond au monde. Il a été formé il y a 7000 ans par l’effondrement d’une montagne, se trouvant au dessus d’une poche magmatique.

Il n’y a pas trop de touristes, ils ont du avoir peur du feu et des travaux sur la route. Tant mieux. Le lac est magnifique, bien que je ne puisse pas savourer son bleu légendaire à cause d’une légère fumée dans l’air. Les rebords du cratères sont vraiment sympa aussi, tantôt roche acérée, tantôt plateau de verdure. Vraiment content que je puisse parcourir ce trail (qui par ailleurs ne fait pas partie du PCT, mais d’un PCT historique qui n’était pas assez convenable pour les chevaux) et savourer ce paysage tout en marchant.

Sur le chemin, je rencontre des groupes de pompiers qui font une pause. Ils sont nombreux. Quand je leur demande qu’elle est leur stratégie pour éteindre le feu, ils me répondent : « Laisser brûler ». Ah bein qu’est-ce que vous faites la alors ?

Fin d’après-midi, j’ai mal aux pattes malgré que ce ne soit pas une journée énorme. Pas d’eau au campement, et pas d’eau sur les 20 prochains miles. J’espère que la cache supposée être la demain est bien maintenue ! Du coup, j’ai pas d’eau pour laver mes pieds. Ils doivent être sans un sale état (de propreté, au minimum) mais je n’ose pas regarder vu que je ne pourrai pas les laver de toute façon. Je garderai mes chaussettes cette nuit.

Publié par : Figo | août 15, 2017

J 118 – Mi 1802 – On ferme


Jeudi 10/08/2017 – Seven miles marsh trailhead.
23+2 miles

Départ 6h30.

Il a plu toute la nuit. Ca a probablement aidé à réduire les feux, et ca va probablement aider à réouvrir les sentiers. Mais malheureusement je n’ai aucun moyen de le savoir, et aux dernières nouvelles le sentier est toujours fermé. Je m’y risquerai bien, mais il est clairement dit que c’est faire ça revient à violer plusieurs lois fédérales, bla bla bla, et l’amende peut être très salée… On ne va pas jouer au plus malin sur ce coup.

J’ai le droit à un magnifique lever de soleil sur le lac embrumé. Je prend mon temps pour décoller, quand tout est mouillé c’est plus agréable lorsque le soleil est déjà levé.

Vers 9h, pause petit déjeuner. Je n’ai pas choisi l’endroit au hasard. Du soleil et plein de plants de myrtilles. J’en cueille une grosse poignée, car ça prend du temps l’air de rien et je les déguste avec mon café, et mes tartines peanut butter et nutella. J’adore manger des fruits/baies fraîchement cueillis. Ca n’a pas de prix, surtout quand c’est gratuit.

Je trouve une série de gros champignons au chapeau ‘dentritique’. Il sent fort le champignon, ça donne vraiment envie de le poêler et de le mettre dans mes pâtes. Avis d’un spécialiste ?

Pour faire passer le temps sur le sentier, car les journées sont parfois vraiment longues, je me suis mis à écouter des podcast. En ce moment je suis sur The Tesla Show, et j’apprend des truc plutôt intéressants. Je me rend aussi compte qu’écouter une conversation en anglais pendant 1h ne me pose plus aucun problème. Est-ce que j’ai progressé, ou alors les orateurs parlent plus distinctement que la moyenne ?

Sur le chemin, je croise une belette, qui ne se fait pas prier pour déguerpir vite fait. C’est marrant, pas plus tard qu’hier je me faisais la remarque qu’à part des biches, des écureuils et des oiseaux, je ne croisais pas d’autre type de faune sauvage.

Fin d’aprem j’arrive à la fermeture. Pas d’infos fraîches, le sentier a l’air toujours fermé, du mile 1802 au mile 1837. C’est vraiment dommage. La solution de repli: descendre dans la vallée via le sentier Seven Miles Marsh, puis faire 10 miles sur route pour rejoindre Fort Klamath. De là faire du stop jusqu’à Mazama.

Seconde fermeture: le PCT et le rim trail autour de Crater Lake. Certains font du Road Walk sur East Rim pour rejoindre le PCT au nord de Crater Lake, pas moi. Je n’en vois pas l’intérêt à part faire des miles, et puis c’est dangereux à la fois pour moi et pour tous ces automobilistes qui tenteront de m’éviter. Une fermeture c’est une fermeture. Dans ce cas, skipper c’est pas tricher, de mon point de vue.

Publié par : Figo | août 15, 2017

J 117 – Mi 1779 – Myrtilles


Mercredi 09/08/2017 – Squaw Lake
26+1 miles

Départ 6h15.

Toute la journée se passera dans la forêt, traversant de temps en temps de pierriers de roche volcanique. En fin de journée on a l’honneur d’apercevoir une de ces ‘buttes’, sorte de mini volcan qui fait quand même plusieurs centaines de mètres de haut.

Je passe par une forêt qui a l’air enchantée, pleine d’arbres barbus. Ils sont couverts de ce lichen jaune que Bear Grylls a appelé ‘Barbe d’Irlandais’ dans un de ses épisodes.

Fin de matinée, je tombe pour la première fois sur des myrtilles, ou du moins quelque chose s’y apparentant. Les buissons sont grands, m’arrivent jusqu’à la taille, et portent très peu de fruits. Les baies elles sont légèrement plus grandes que les nôtres. J’en goûte plusieurs. Ca à l’air d’être de myrtilles…

Fin d’après midi, je croise des buissons totalement différents. Petits, bas, pleins de baies. Mais le goût y est aussi. Je me demande si ce sont bien des myrtilles, s’il en existe plusieurs sortes, et si ces deux types sont bien comestibles. Ca m’a l’air d’être le cas…

Fin de journée, je fais un détour pour planter mon camp près d’un lac. Je suis seul, j’ai un lac énorme rien que pour moi. Je prend un bain, avec du savon (Han pas bien !). Mais c’était une erreur. Des saletés se sont glissé sous la peau de mes ampoules, que j’avais gardée jusqu’à présent. Pour éviter d’avoir une infection stupide, opération charcuterie. Découpe des peaux, nettoyage, désinfection, pansement. C’est con, ce sera plus douloureux maintenant. Et le pansements ne tiendront jamais durant la journée…

Publié par : Figo | août 15, 2017

J 116 – Mi 1753 – Il pleut


Mardi 08/08/2017
25 miles

Départ 6h15.

Je suis arrivé le dernier hier soir, et je pars le premier ce matin. J’avance lentement, mes ampoules me gênent toujours et je ne veux pas que ça empire.

Sentier principalement en forêt, quelques prairies jaunes. Il fait sec. Je ne croise pas grand monde.

A midi je fais un petit détour à un lac pour manger. L’eau est loin du bord, j’ai la flemme d’aller me baigner du coup. Et puis marcher dans la vase avec des ampoules ouvertes c’est pas ce qu’on a fait de mieux comme antiseptique.

Fin d’après midi, le tonnerre se met à gronder. Je me prend une petite pluie irrégulière, de quoi m’humidifier mais pas me tremper. J’installe mon camp tôt, un peu avant 18h. Je monte ma tente avec la toile de pluie. Ca fait bien longtemps que je ne l’avais pas utilisée.

Curiosités de la journée: un bébé grenouille (impressionnant hein ?) et un champignon crumble. Pas goûté…

Publié par : Figo | août 15, 2017

J 115 – Mi 1728 – Tillamook


Lundi 07/08/2017
13 miles

Lever 7h.
Je me refais un petit déjeuner américain, accompagné de ratatouille. Je l’ai finie, enfin !

Je me bouge vers 9h pour aller faire mon ravitaillement. En théorie, le checkout est à 11h alors il faut pas que je traine. En allant au Safeway du coin, je croise une biche / un daim qui broute tranquillement sur la pelouse d’une des maisons du quartier. Aucun respect. Et puis qu’est-ce qu’il fout là, en ville, celui là ?

Au magasin, j’essaie d’être raisonnable. Je ne prend que les basiques. Je ne sais pas si c’est une impression, mais depuis qu’on est passé en Oregon, il y a beaucoup moins de choix en tortillas.

Je rentre, fais mon sac, me fais un sandwich sur place, et pars pour la poste. Je vais envoyer un colis de bouffe à Big Lake Camp, ce qui en théorie devrait m’éviter de passer en ville, et d’éviter la foule pas loin de l’éclipse.

Je me plante ensuite au bord de la route avec une pancarte PCT. Je doute un peu, vu la population touristique du coin, mais après 20min un truck avec deux gars s’arrête. Une fois de plus un des gars est déjà allé plusieurs fois en France. Je suis étonné d’en voir autant.

La reprise est dure. Les cuisses étonnement faiblardes. Les ampoules gênent, mais ne me forcent pas à boiter ce qui est une bonne chose. Je rencontre une retraitée qui se ballade (Fireweed ?), et fait aussi trail angel à ses heures perdues. Elle me dit que sur les douzaines de personnes qu’elle a vues cette année, je suis seulement le second à être arrivé ici sans skipper. Ca m’étonne un peu, mais bon.

Je fais péniblement mes 13 miles, sans trop profiter du paysage. Fatigué et un peu blasé aujourd’hui. Des jours comme ça on a juste envie de rentrer chez soi.

J’arrive au camp, juste à côté d’une source. Y’a une bonne demie douzaine de tentes déjà installées. Je ne m’attendais pas à tant de monde. Tout le monde est déjà couché. Ca me rappelle le début du PCT, quand à 19h tout le monde roupillait alors que nous on entamait à peine le dîner. C’est ce qui m’arrive là.

Publié par : Figo | août 15, 2017

J 114 – Mi 1715 – Le joueur d’échecs


Dimanche 06/08/2017 – Ashland
+2 miles

Je me lève pas trop tard, et me prépare un petit déjeuner américain. Ensuite je glande toute la matinée dans le canapé. Après manger, une famille vient à l’auberge. Le plus jeune des enfants joue avec moi à Pierre-Feuille-Ciseaux version carte. Je trouve ça un peu trop simple, je lui apprend la bataille corse. Il est super impressionné par ce jeux 🙂

L’aprem, je me décide à aller faire un tour en ville. La ville est mignonne, pas mal bobo, et très touristique en ce moment. Des restau et des boutiques un peu partout. Mais aussi tout son lot de marginaux qui tentent de profiter un minimum de ces gens aisés.

Je passe au bio-coop du coin, m’achète une pinte de glace au café. En promo, à 4$ je fais une affaire ! Je la déguste en marchant.

Dans le parc, des musiciens. Un prof d’échec. Il donne des leçons pour 10$. Aller, généralement je ne paierai pas pour ça, mais je me lance. En 30 min il m’apprend des bases importantes. Les pions sont essentiels. En avoir un au centre est un gros avantage. L’ouverture la plus commune est d’attaquer le roi dès le début. Va falloir que je joue contre de vrais joueurs pour progresser, c’est sûr.

Je traine le reste de l’aprem en attendant le spectacle gratuit quotidien. Ce soir c’est un spectacle de danse cambodgienne accompagné de musique semi-classique. La danseuse explique au public la signification de certains mouvements, ce qui était plutôt intéressants. On apprend par la exemple que la danse possède près de 4500 gestes différents. Un peu comme le langage des signes finalement.

Je me rentre, et me refais un dîner ratatouille avec les restes. Toujours pas planifié ce que je vais faire avec les fermetures. Un peu trop glandé aujourd’hui…

Publié par : Figo | août 15, 2017

J 113 – Mi 1715 – Bobos et bobos


Samedi 05/08/2017 – Ashland
21 miles

Départ 5h30.

Je pars le premier du camp, j’ai envie d’arriver en début d’aprem à Ashland. Très rapidement je sens un échauffement sous mon pied gauche, tandis que le tendon de mon gros orteil droit continue de se faire remarquer. Je pense que mon corps tente de soulager le tendon en dirigeant le poids sur l’autre pied, qui n’aime pas la surcharge et bim, l’ampoule se forme.

Bref, une belle ampoule comme je ne les aime pas, juste au niveau des « coussinets ». Tenter de marcher de travers pour éviter la douleur, et on crée une autre douleur ailleurs. C’est ce qui arrive d’ailleurs. Je prend un ibuprofen pour limiter l’inflammation du tendon, ce qui fait que j’ai moins mal au pied droit. Bim, le corps redirige du poids sur ce pied, et je sens une nouvelle ampoule arriver.

On se trouve sur le Mt Ashland, au dessus de la mer de fumée qui recouvre la plupart des vallées aux alentours. Ca fait du bien de s’en échapper un peu, et un petit vent apporte une fraîcheur bienvenue.

Je boîte. J’avance lentement. Je commence à varié ment haïr ces chaussures. « Elles sont géniales », « Tu vas les adorer », « Les meilleurs trail runners d’après moi ». Mon œil ouai. J’ai jamais porté de chaussures qui m’ont donné des ampoules aussi rapidement.

Je retrouve Romana au Callahan. Je sirote de ma bière gratuite, offerte généreusement par le lodge à tous les PCT Hikers. Un couple qui j’avais croisé plus haut nous descend sur Ashland dans la foulée; j’aime quand c’est aussi simple que ça.

La ville a l’air sympatique, plein de jolies maisons, de bars, de restaurants, de boutiques. Très touristique. En plus en ce moment c’est le fameux Shakespeare Festival. Des représentations sont données tous les jours dans les 3 théâtres de la ville, les gens affluent de tous les états pour voir ça. J’arrive à réserver un lit dans l’auberge de jeunesse un peu excentrée. Avec mes ampoules, j’en chie pour aller faire mes courses.

Le soir je me prépare ma fameuse ratatouille. J’avais promis à Santé de lui en préparer une, mais malheureusement je doute qu’il me rattrape avec mes deux jours d’avance sur lui. Elle est pas dégueu, je suis assez content de moi. Je l’accompagne de dés de dinde que j’ai du mal à faire dorer, de cidre (Angry Orchard) et en dessert de 500ml de yaourt à la grec. Oui, cette marque est pas mauvaise, mais ne fait pas de petites portions…

Publié par : Figo | août 15, 2017

J 112 – Mi 1694 – Goodbye California, Hello Oregon


Vendredi 04/08/2017 – Sheep Camp Creek
34 miles

Départ 5h15.

La fumée est devenue très dense durant la nuit. Elle me gratte la gorge. Fumée très dense. Ca me rappelle la Birmanie, lorsqu’à la nuit tombée ils brûlaient tous leurs déchets dans les villages. Sauf que là ça a duré toute la nuit, et durera toute la journée.

Une fois en haut arrivé en haut de la montagne, le sentier devient plus ou moins plat. Je fais 22 miles avant la pause dejeuner. Je retrouve Romana, Express et d’autres qui se sont aussi arrêtés.

Debut d’après midi, je passe cette fameuse frontière tant attendue. Mais finalement je ne ressens pas d’émotion particulière, un peu comme le midpoint, mais je suis tout de même soulagé d’en avoir fini avec la Californie et de passer à autre chose. Un peu déçu, pas de trail magic comme ce que Pinnacle avait annoncé lorsque je l’ai croisé à KM, il doit venir que de temps en temps, de ce qu’on peut lire dans le registre.

Je croise un groupe de 4 hikers. L’un d’entre eux est 3x triple crowner (il a fait le PCT, le CDT, et L’AT trois fois !). J’apprendrai plus tard que ces 4 gars sont des stars des longs trails aux US… Le nom du gars impressionnant est Lint. Tout le monde le connais en fait. D’après son site, il a l’air sponsorisés par toutes les grosses marques d’équipements. Ca explique comment il peut randonner plus de la moitié du temps.

Plus je me dirige vers le nord, moins la fumée est dense. C’est une bonne nouvelle. Il fait même frais ce soir, il faut que je mette ma polaire. Ca fait un bout de temps que je ne l’avais pas utilisée, hormis en guise de coussin.

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